Autant entrer dans le vif du sujet tout de suite, et dire que je ne suis pas contre l’envoi de nourriture aux victimes de la famine en Somalie, mais je ne donnerai pas un centime de ma fortune personnelle (si j’en avais) pour sauver les somaliens si cet argent devra servir à les aider à récupérer assez de force pour reprendre les armes et s’entretuer une fois que la famine sera passée.
J’ai eu la malchance (ou la chance) de vivre les pires moments que l’Amérique a pu connaitre ces dernières années en matière de calamités naturelles, et je peux dire qu’après l’effroi du dernier tremblement de terre dans la région de Washington D.C, le passage de l’ouragan "Irène " et les inondations dues aux pluies qui sont tombées sur la côte Est pendant une semaine sans interruption alors que les forêts étaient au contraire en feu dans le Texas, il est normal que chaque pays se préoccupe avant tout de sauver sa propre population plutôt que de penser à sauver ses voisins.
Seulement voilà, je suis de ceux –là qui sauveraient les autres avant que de penser à se sauver eux-mêmes. Les autres pour moi ce sont ses enfants innocents, ses femmes amaigries, bref ses populations sans défense qui meurent dans la corne de l’Afrique, je ne dirais pas à cause seulement d’une sécheresse qui dure, mais à cause surtout de ce que j’appellerais la bêtise humaine.
La bêtise humaine en Somalie, c’est de continuer par se faire la guerre entre fils d’un même pays quand les armes avec lesquels on s’entretue ne sont même pas fabriquées en Afrique, mais par d’autres pays qui sont eux épargnés par la sécheresse, ou la guerre, et prospèrent grâce justement aux trafics d’armes ; ces armes que la Somalie ne pourra et ne devrait jamais essayer de fabriquer d’ailleurs, au mépris de son agriculture. Bien sûr il se trouverait quelque part, quelqu’un pour me traiter de lunatique parce que pour lui la sécheresse serait avant tout une calamité naturelle, que même sans la guerre la Somalie ne saura pas éviter. C’est justement là que j’aimerais en venir avec mes « idées farfelues sorties de la science fiction », pour dire que si j’étais somalien, je serais parmi les premiers à avoir tiré une leçon de la famine de 1992,qui avait fait plus de 300 000 morts dans le pays et chercherais depuis ce temps à investir non pas dans l’achat des armes, mais dans la recherche des méthodes d’irrigation des terres, s’il le faut à partir de la source intarissable d’eau qu’est la mer dont le pays ne manque pas. N’est-ce pas que cela se fait déjà dans certains pays comme la Chypre? Ce serait un meilleur sport de chercher à vider la mer de son sel pour l’utiliser comme une eau potable pour la consommation de la population, l’élevage ou l’agriculture, plutôt que d’aller s’essayer au piratage des mers et gagner ainsi de l’argent facile pour juste courir s’acheter ensuite des armes afin d’aller combattre ses propres frères, et cela justement pour des terres ou des richesses qu’on n’arrive finalement, ou qu’on ne sait même pas gérer.
Les somaliens (je l’assume personnellement) doivent par la mauvaise gestion qu’ils font de leur pays, donner un mal d’estomac à tout africain qui se respecte. C’est une honte à mon avis pour toute l’Afrique, que de voir ce pays continuer par s’armer pour se livrer à une guerre fratricide absurde, ou soit disant pour se défendre contre les envahisseurs quand ceux-ci laissent leurs populations et problèmes personnelles pour voler à leur secours. C’est un comportement digne de grands enfants gâtés que d’attendre sans rien faire, que le monde entier se cotise pour venir nourrir au biberon une population dont on a la charge ou qu’on se dit défendre contre Dieu seul sait quel danger.
C’est en tout cas la seule raison personnelle qui me force à me mettre en colère contre mes frères somaliens et m’empêche d’avoir le courage malgré que je n’arrive pas à supporter de voir toute une population mourir de faim et de soif, de voler à leur secours, et cela parce que j’ai la ferme conviction que mon aide restera inutile, puisqu’une fois que les somaliens retrouveront toutes leurs forces, ce serait pour aller de nouveau pirater les mers, ou s’armer pour retourner s’entretuer, abandonnant ainsi de nouveau leurs femmes et enfants à une famine pourtant prévisible. A quoi sert donc de leur donner à manger si à la fin de l’opération il faudra encore compter avec le même nombre de morts et de refugiés.
Si je dois aider la Somalie ce sera à une seule condition : que celui qui veut manger se débarrasse définitivement de son arme de combat, et accepte de faire la paix avec son voisin. Une fois que la population somalienne sera désarmée on pourra enfin parler de développement, d’agriculture ou de prévention des sécheresses et de lutte contre la famine dans les années à venir.
Que les mauvaises langues qui me traiteront de cruel ne se cachent pas derrière des arguments comme : « ce sont les rebelles qui ont les armes et pas la population …», je répondrais tout de suite qu’il faudra bien commencer par quelque part, et que si les rebelles commencent eux aussi par vraiment sentir la faim, ils viendront rendre leurs armes pour venir chercher de la nourriture, et verront certainement d’un autre œil les problèmes de leur pays.
L’Afrique n’a pas besoin d’armes, ni de guerres.
L’Afrique n’a pas besoin de mendier auprès du reste du monde pour nourrir ses enfants. Nous sommes un continent riche et devons en être fier et en prendre soin.
L’Afrique a besoin de paix et d’une solution radicale, définitive et durable pour sortir de sa misère.
Ce n’est pas en continuant de s’entretuer pour souvent des richesses qui ne profitent qu’aux autres continents que nos pays pourront un jour se développer.
Assez de ces mains tendues vers l’Europe, l’Amérique ou l’Asie.
Assez de ces dirigeants (véritables mendiants en vestes et cravates) qui ne réfléchissent qu’avec leurs ventres et jamais avec leurs têtes.
C’est désormais aux populations de mieux s’organiser pour arrêter la descente en enfer de notre continent.
C’est à la population Somalienne d’ouvrir grand ses yeux pour désormais prendre des mesures contre les soit disant rebelles ou contre des dirigeants corrompus qui n’arrivent même pas à les sauver des catastrophes naturelles.
Des catastrophes naturelles, il y en a partout dans le monde et il y en aura toujours, c’est aux hommes de savoir se prévenir contre, et ce n’est pas en utilisant des armes à feu, mais plutôt en s’armant d’intelligence, d’ingéniosité et de savoir faire. Si les Nations Unies voulaient vraiment aider la Somalie, c’est à mon humble avis le moment de le faire en lançant un programme : « armes contre nourriture » censée ramener la paix et la prospérité dans ce pays délabré. Au moins je l’espère une telle opération aura plus de succès dans l’histoire de l’humanité que l’opération : « pétrole contre nourriture » lancée en Irak en 1996 sous Saddam Hussein au lendemain de la guerre de Koweït. C’est vrai qu’on se demande parfois à quoi sert une organisation comme les Nations Unies qui ferment les yeux sur les trafics d’armes et les guerres, pour ensuite laisser couler des larmes parce que les populations ne meurent plus de plomb chaud mais de famine. Si les Somaliens eux-mêmes étaient assez malins, ils devraient comprendre que la famine n’est qu’une manière divine de les rappeler à l’ordre et leur donner une dernière occasion de se réconcilier, et de panser les plaies causées par tant d’années de guerre inutile. C’est l’ultime occasion pour eux de procéder enfin au développement de leur pays, plutôt que de continuer par tourner en rond dans ce cercle vicieux qu’est la guerre fratricide et l’asservissement par les armes de leur propre population, qui ne demande j’en suis certain : rien d’autre que de vivre en paix !
Fait à Washington D.C ce 29 Septembre 2011
Par : Kouassi KLOUSSE
Contacts : - E-mail : tousfree @ yahoo.com
- Blog : http://togoenquarantaine.blogspot.com
P.S : Prière lire aussi du même auteur : A quoi servent les armées africaines?
sur www.Africatime.com ((Libre antenne 11/03/2011).
Human Rights
Friday, September 30, 2011
Une opération « armes contre nourriture » pour libérer la Somalie.
Tuesday, June 28, 2011
La réconciliation au Togo ou l’auto flagellation des assassins
Au Togo les années passent mais le ciel reste de couleur grise pour la population. Pendant que les demi-dieux qui nous gouvernent se prélassent dans leurs paradis le quotidien n’est fait que de grincements de dents pour de nombreuses familles de togolais, surtout depuis qu’un père, une mère, une fille, un fils, bref un proche parent a disparu en 2005 sous les coups de gourdins, et de baïonnettes des miliciens du rassemblement du Peuple Togolais (RPT) et de son autre bras exécuteur pompeusement appelé : Forces Armées Togolaises (Eh oui cette "FAT- alité nationale" !).
Ainsi après la prise de pouvoir sanglante par le fils Faure Gnassingbé, au lendemain du décès du feu Père Président Gnassingbé Eyadéma le 5 Février 2005, les plaies ouvertes dans le cœur des togolais, par les assauts des militants du nouveau Président de la République, son restées béantes à ce jour, pour la simple raison : qu’il n’a pas eu la force une fois au pouvoir d’initier un véritable changement, en arrêtant, en jugeant, et/ou en condamnant les exécuteurs des barbaries qu’il aurait certainement lui-même commanditées. Comment en effet peut on comprendre après les massacres de ces jours sombres de l’histoire de notre pays, et après déjà toutes ces années passées à la tête du Togo par le nouveau Président, que son gouvernement continue de nous parler de réconciliation sans pour autant oser entreprendre les réformes nécessaires afin que le système judiciaire soit libre comme dans tout Etat de droit qui se respecte, et permette que les assassins arrivent à être appréhendés et jugés. Ceux-ci aujourd’hui continuent allégrement de courir nos rues sans inquiétude aucune, forts de leur impunité ou mieux de cette immunité qui ne dit pas son nom.
Si depuis 2005 les assassins ne sont pas en prison, si entre-temps par contre, le demi frère du Président, et en plus député de son état, donc représentant du peuple à l’Assemblée Nationale au moment des faits( je parle de Kpatcha Gnassingbé) peut être arrêté, jeté en prison et y croupir depuis Avril 2009,sans qu’aucun jugement pour prétendu complot contre le Président de la République ne soit prononcé contre lui jusqu'à ce jour…Si des opposants au régime disparaissent encore aujourd’hui sous nos cieux sans qu’aucune enquête n’aboutisse ( Je parle de la mort suspecte d’Atsutse Agbobli et de Gaston Vidada), c’est que les meurtriers sont protégés par les mêmes personnes qui font et défont la justice dans notre pays ( suivez alors mon regard), conclusion : soit tout ce beau monde est connu des gens au sommet de notre nation et donc sont tous des amis du Chef de l’Etat qui lui-même est le représentant de ce sommet de notre Etat ; soit qu’il est malgré tout le respect que je lui dois : leur premier complice et qu’il les protège personnellement, ou tout simplement qu’il est lui-même le commanditaire de tous ces crimes, et n’arrive donc pas aujourd’hui à se faire justice en acceptant de se tirer une balle dans les pieds (en jargon militaire) ou à s’auto flageller (en jargon de missionnaire), bref à prendre l’initiative de dire la vérité au peuple, et accepter toutes les conséquences de ses actes et alors se condamner avant tout le monde, et prendre ainsi sur lui, de personnellement panser les plaies ouvertes dans le cœur des togolais, en leur offrant ce seul médicament capable aujourd’hui de les définitivement guérir et qui ne saurait être autre chose que la présentation de sa démission, afin de se faire définitivement pardonner par son peuple.
La réconciliation que le Chef de l’Etat togolais prône aujourd’hui passe justement par ce grand piège, qu’il ne laissera certainement jamais se refermer sur lui-même, à savoir qu’il quitte l’objet à l’origine de la haine que les togolais nourrissent pour lui aujourd’hui, c’est-à-dire qu’il quitte le pouvoir, qu’il démissionne aussi brusquement qu’il est venu s’ingérer dans la vie de notre nation.
En instituant par décret N° 2009-046/PR du 25 février 2009, une Commission Vérité Justice et Réconciliation (CJVR) et en mettant à sa tête un homme d’Eglise en la personne de Mgr Nicodème Barrigah, Faure Gnassingbé sait pertinemment en son fort intérieur et comme justement cela se passe chez les Chrétiens, qu’une faute commise n’est pardonnable par Dieu que lorsque le pécheur reconnaît ses fautes, accepte de les confesser, accepte de s’en repentir en acceptant la pénitence ou l’absolution de ces péchés par la personne à qui il se confesse ou envers qui, la ou les fautes sont commises ( dans notre cas le peuple). Il sait aussi que ce n’est qu’en se refusant de commettre les mêmes fautes demain et en préparant dans la prière, sa tète et son cœur, à ne plus penser, ou dire, ou faire ou même dans certains cas à omettre de faire les mêmes actes qui pouvaient le conduire en enfer, qu’il pourra alors un jour voir le vrai paradis, c’est-à-dire dans notre cas, reconquérir les cœurs et recevoir la grâce des togolais. C’est ce qui se traduit à l’Eglise par les paroles de reconnaissance de ses fautes envers Dieu : « - je sais que j’ai pêche : en pensée, en parole, par action et par omission, c’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les Anges et tous les Saints …» que les Chrétiens prononcent à chaque célébration de messe (chez les catholique s’entend).
Au Togo malheureusement le gouvernement en place, malgré qu’il sait que tous les ingrédients sont là pour que le peuple accepte sincèrement de se réconcilier avec les assassins, ne pose pas tous les actes qu’il faut pour que cette réconciliation ait vraiment lieu, car les hommes au pouvoir n’arrivent pas à se repentir sincèrement (je dirais courageusement) de leurs péchés. Comme dirait Jésus Christ, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’il ne l’est pour un riche d’aller au paradis (Evangile de St Marc10 :25). A cause de l’argent, à cause du pouvoir, à cause des choses matérielles de ce bas monde, Faure Gnassingbé n’arrive pas à se surpasser et à se soumettre à l’auto flagellation pour offrir au peuple ce seul médicament qui pourra réconcilier notre nation. Il préfère aujourd’hui encore, se cacher derrière la soutane du respectable Mgr Barrigah croyant ainsi pouvoir bénéficier de l’onction de l’Eglise après avoir trempé des centaines de ses frères togolais dans le sang (Ah quel baptême ?)
Aujourd’hui qu’il envoi le prélat convaincre les togolais de la diaspora du bien fondé d’une réconciliation pour la nation, disons le tout net : qu’il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au foie (j’allais dire jusque dans sa foi). http://www.republicoftogo.com/Toutes-les-rubriques/Politique/La-CVJR-fait-ses-valises
En effet, ces ″indignés du Togo ″ qui avaient dû fuir leur pays pour sauver leurs vies des bourreaux du peuple qui continuent d’abuser de leur pouvoir, de taper sur les étudiants grévistes ces derniers jours, ou de tirer des gaz lacrymogènes sur la population, …ne sont pas prêts d’accorder le pardon à un récidiviste qui ne tient à aucune de ses paroles.
Le malheur du pouvoir actuel, c’est justement de ne pas vouloir regarder la réalité en face. On ne peut pas créer une commission de recherche de la vérité et ne pas être en mesure soi même de se dire ou de reconnaître la vérité. C’est une évidence, et c’est tout comme quand on ne peut pas faire avancer de façon normale une voiture quand le frein à main est engagé. L’invitation à la réconciliation des togolais, n’est donc pas faite dans les normes qu’il se devrait pour permettre de réunir les togolais, et le pouvoir en place le sait mieux que les togolais eux-mêmes (surtout que certains membres du gouvernement actuel étaient eux-aussi dans la diaspora). Il sera difficile pour les assassins de notre peuple, de reconnaître leurs fautes, mais la réconciliation ne saura passer que par cette auto flagellation des assassins eux- mêmes, c’est-à-dire de ceux qui nous appellent aujourd’hui à faire cette réconciliation.
Puisque ce sont les mêmes personnes qui nous tuaient hier qui sont encore au pouvoir aujourd’hui, et que c’est à eux-mêmes de se tirer les oreilles pour les fautes commises sur la population, croire aujourd’hui que la CJVR pourra réussir sa mission, c’est faire une tentative de contournement de la réalité, c’est faire une fausse manœuvre ou faire fausse route. C’est croire qu’on peut massacrer ou faire massacrer la population et lui refuser ensuite de pleurer ses morts.
La mission de Mgr Barrigah dans la diaspora est une mission périlleuse qui n’a aucune chance de réussir, car la cible que devrait viser cette mission est restée au Togo. C’est le Président de la République et son gouvernement voire son parti politique RPT, qui doivent être convaincus de se sacrifier et non le contraire. Le peuple a déjà assez donné par son silence et sa soumission à des hommes venus s’imposer par la force à des gens qui ne demandent qu’à vivre en toute dignité et dans la paix. Il est cynique de croire que cette partie de la population qui a fui le diktat pour aller chercher la paix sur d’autres continents et qui passe son temps dans des grincements de dents et en ruminant sa colère, sera mieux disposée aujourd’hui à faire la paix avec ceux qui détiennent encore la clé de cette douleur.
Ce qui pourrait encore éventuellement aider à la réconciliation au Togo, c’est qu’une autre autorité arrive au pouvoir et réintroduise un jour la notion de pardon et de réconciliation aux togolais, mais pour cela il faut que cette nouvelle autorité soit justement au pouvoir et dirige le pays de manière démocratique et pacifique. Malheureusement cela ne semble pas encore être pour demain la veille dans notre chère patrie, puisque le RPT n’y accepte même pas l’alternance et continue d’user de toutes les tactiques possibles pour s’éterniser au pouvoir.
N’est-ce pas qu’en Afrique du Sud, ou au Rwanda, il a fallu que la minorité soit au pouvoir pour que les populations acceptent de se réconcilier entre elles ? Ce qui est vrai ailleurs doit pouvoir l’être aussi au Togo. Qu’on ne vienne pas nous faire croire que le Togo doit continuer d’être ce pays spécial ou tout ce qui n’est pas bon pour l’humanité, continuera d’y être expérimenté comme dans un laboratoire pour alchimistes. Le Togo premier pays à initier un coup d’Etat au lendemain des indépendances sur le continent, premier pays à organiser les courses à pied des militaires avec urnes sur la tête lors des élections présidentielles, premier pays aussi à vouloir que sa population demande pardon à des assassins, et que sais-je encore (Ah quelle République bananière !)
Les dirigeants du Togo, sont actuellement les seuls à se croire encore au paradis sur terre (l’Eden). Il est donc temps qu’ils redescendent parmi les humains que nous sommes, qu’ils apprennent à s’humilier, qu’ils arrivent à se rapprocher du peuple, et à demander l’avis de la population avant de prendre des initiatives qui impliquent justement ce peuple. Bref il est encore temps qu’ils cèdent leur place au peuple, avant que le peuple ne vienne à le leur faire céder.
La vrai mission pour la CJVR, n’est pas aujourd’hui d’aller vers les togolais, mais de demander au Président de la République Faure Gnassingbé et à ses complices de remettre pacifiquement le pouvoir au peuple le jour ou celui-ci viendra à le leur demander, et cela à mon avis, ne saura plus tarder. Tous les ingrédients ne sont-ils pas là pour qu’une révolution populaire ait lieu au Togo, à l’instar de celle qui s’est passée en Tunisie ou en Egypte?
A voir l’augmentation du prix des carburants et des denrées alimentaires, à voir les grèves continues des étudiants, ou du personnel de la santé publique, à voir les marches pacifiques incessantes de l’opposition politique, le taux de chômage des jeunes, la corruption dans l’administration et j’en passe… il ne manquerait plus que l’allumette qui mettra le feu au Mohamed Bouazizi du Togo pour obtenir cette cuisine spéciale aux odeurs de jasmin et qui a pour nom REVOLUTION !
Ainsi après la prise de pouvoir sanglante par le fils Faure Gnassingbé, au lendemain du décès du feu Père Président Gnassingbé Eyadéma le 5 Février 2005, les plaies ouvertes dans le cœur des togolais, par les assauts des militants du nouveau Président de la République, son restées béantes à ce jour, pour la simple raison : qu’il n’a pas eu la force une fois au pouvoir d’initier un véritable changement, en arrêtant, en jugeant, et/ou en condamnant les exécuteurs des barbaries qu’il aurait certainement lui-même commanditées. Comment en effet peut on comprendre après les massacres de ces jours sombres de l’histoire de notre pays, et après déjà toutes ces années passées à la tête du Togo par le nouveau Président, que son gouvernement continue de nous parler de réconciliation sans pour autant oser entreprendre les réformes nécessaires afin que le système judiciaire soit libre comme dans tout Etat de droit qui se respecte, et permette que les assassins arrivent à être appréhendés et jugés. Ceux-ci aujourd’hui continuent allégrement de courir nos rues sans inquiétude aucune, forts de leur impunité ou mieux de cette immunité qui ne dit pas son nom.
Si depuis 2005 les assassins ne sont pas en prison, si entre-temps par contre, le demi frère du Président, et en plus député de son état, donc représentant du peuple à l’Assemblée Nationale au moment des faits( je parle de Kpatcha Gnassingbé) peut être arrêté, jeté en prison et y croupir depuis Avril 2009,sans qu’aucun jugement pour prétendu complot contre le Président de la République ne soit prononcé contre lui jusqu'à ce jour…Si des opposants au régime disparaissent encore aujourd’hui sous nos cieux sans qu’aucune enquête n’aboutisse ( Je parle de la mort suspecte d’Atsutse Agbobli et de Gaston Vidada), c’est que les meurtriers sont protégés par les mêmes personnes qui font et défont la justice dans notre pays ( suivez alors mon regard), conclusion : soit tout ce beau monde est connu des gens au sommet de notre nation et donc sont tous des amis du Chef de l’Etat qui lui-même est le représentant de ce sommet de notre Etat ; soit qu’il est malgré tout le respect que je lui dois : leur premier complice et qu’il les protège personnellement, ou tout simplement qu’il est lui-même le commanditaire de tous ces crimes, et n’arrive donc pas aujourd’hui à se faire justice en acceptant de se tirer une balle dans les pieds (en jargon militaire) ou à s’auto flageller (en jargon de missionnaire), bref à prendre l’initiative de dire la vérité au peuple, et accepter toutes les conséquences de ses actes et alors se condamner avant tout le monde, et prendre ainsi sur lui, de personnellement panser les plaies ouvertes dans le cœur des togolais, en leur offrant ce seul médicament capable aujourd’hui de les définitivement guérir et qui ne saurait être autre chose que la présentation de sa démission, afin de se faire définitivement pardonner par son peuple.
La réconciliation que le Chef de l’Etat togolais prône aujourd’hui passe justement par ce grand piège, qu’il ne laissera certainement jamais se refermer sur lui-même, à savoir qu’il quitte l’objet à l’origine de la haine que les togolais nourrissent pour lui aujourd’hui, c’est-à-dire qu’il quitte le pouvoir, qu’il démissionne aussi brusquement qu’il est venu s’ingérer dans la vie de notre nation.
En instituant par décret N° 2009-046/PR du 25 février 2009, une Commission Vérité Justice et Réconciliation (CJVR) et en mettant à sa tête un homme d’Eglise en la personne de Mgr Nicodème Barrigah, Faure Gnassingbé sait pertinemment en son fort intérieur et comme justement cela se passe chez les Chrétiens, qu’une faute commise n’est pardonnable par Dieu que lorsque le pécheur reconnaît ses fautes, accepte de les confesser, accepte de s’en repentir en acceptant la pénitence ou l’absolution de ces péchés par la personne à qui il se confesse ou envers qui, la ou les fautes sont commises ( dans notre cas le peuple). Il sait aussi que ce n’est qu’en se refusant de commettre les mêmes fautes demain et en préparant dans la prière, sa tète et son cœur, à ne plus penser, ou dire, ou faire ou même dans certains cas à omettre de faire les mêmes actes qui pouvaient le conduire en enfer, qu’il pourra alors un jour voir le vrai paradis, c’est-à-dire dans notre cas, reconquérir les cœurs et recevoir la grâce des togolais. C’est ce qui se traduit à l’Eglise par les paroles de reconnaissance de ses fautes envers Dieu : « - je sais que j’ai pêche : en pensée, en parole, par action et par omission, c’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les Anges et tous les Saints …» que les Chrétiens prononcent à chaque célébration de messe (chez les catholique s’entend).
Au Togo malheureusement le gouvernement en place, malgré qu’il sait que tous les ingrédients sont là pour que le peuple accepte sincèrement de se réconcilier avec les assassins, ne pose pas tous les actes qu’il faut pour que cette réconciliation ait vraiment lieu, car les hommes au pouvoir n’arrivent pas à se repentir sincèrement (je dirais courageusement) de leurs péchés. Comme dirait Jésus Christ, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’il ne l’est pour un riche d’aller au paradis (Evangile de St Marc10 :25). A cause de l’argent, à cause du pouvoir, à cause des choses matérielles de ce bas monde, Faure Gnassingbé n’arrive pas à se surpasser et à se soumettre à l’auto flagellation pour offrir au peuple ce seul médicament qui pourra réconcilier notre nation. Il préfère aujourd’hui encore, se cacher derrière la soutane du respectable Mgr Barrigah croyant ainsi pouvoir bénéficier de l’onction de l’Eglise après avoir trempé des centaines de ses frères togolais dans le sang (Ah quel baptême ?)
Aujourd’hui qu’il envoi le prélat convaincre les togolais de la diaspora du bien fondé d’une réconciliation pour la nation, disons le tout net : qu’il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au foie (j’allais dire jusque dans sa foi). http://www.republicoftogo.com/Toutes-les-rubriques/Politique/La-CVJR-fait-ses-valises
En effet, ces ″indignés du Togo ″ qui avaient dû fuir leur pays pour sauver leurs vies des bourreaux du peuple qui continuent d’abuser de leur pouvoir, de taper sur les étudiants grévistes ces derniers jours, ou de tirer des gaz lacrymogènes sur la population, …ne sont pas prêts d’accorder le pardon à un récidiviste qui ne tient à aucune de ses paroles.
Le malheur du pouvoir actuel, c’est justement de ne pas vouloir regarder la réalité en face. On ne peut pas créer une commission de recherche de la vérité et ne pas être en mesure soi même de se dire ou de reconnaître la vérité. C’est une évidence, et c’est tout comme quand on ne peut pas faire avancer de façon normale une voiture quand le frein à main est engagé. L’invitation à la réconciliation des togolais, n’est donc pas faite dans les normes qu’il se devrait pour permettre de réunir les togolais, et le pouvoir en place le sait mieux que les togolais eux-mêmes (surtout que certains membres du gouvernement actuel étaient eux-aussi dans la diaspora). Il sera difficile pour les assassins de notre peuple, de reconnaître leurs fautes, mais la réconciliation ne saura passer que par cette auto flagellation des assassins eux- mêmes, c’est-à-dire de ceux qui nous appellent aujourd’hui à faire cette réconciliation.
Puisque ce sont les mêmes personnes qui nous tuaient hier qui sont encore au pouvoir aujourd’hui, et que c’est à eux-mêmes de se tirer les oreilles pour les fautes commises sur la population, croire aujourd’hui que la CJVR pourra réussir sa mission, c’est faire une tentative de contournement de la réalité, c’est faire une fausse manœuvre ou faire fausse route. C’est croire qu’on peut massacrer ou faire massacrer la population et lui refuser ensuite de pleurer ses morts.
La mission de Mgr Barrigah dans la diaspora est une mission périlleuse qui n’a aucune chance de réussir, car la cible que devrait viser cette mission est restée au Togo. C’est le Président de la République et son gouvernement voire son parti politique RPT, qui doivent être convaincus de se sacrifier et non le contraire. Le peuple a déjà assez donné par son silence et sa soumission à des hommes venus s’imposer par la force à des gens qui ne demandent qu’à vivre en toute dignité et dans la paix. Il est cynique de croire que cette partie de la population qui a fui le diktat pour aller chercher la paix sur d’autres continents et qui passe son temps dans des grincements de dents et en ruminant sa colère, sera mieux disposée aujourd’hui à faire la paix avec ceux qui détiennent encore la clé de cette douleur.
Ce qui pourrait encore éventuellement aider à la réconciliation au Togo, c’est qu’une autre autorité arrive au pouvoir et réintroduise un jour la notion de pardon et de réconciliation aux togolais, mais pour cela il faut que cette nouvelle autorité soit justement au pouvoir et dirige le pays de manière démocratique et pacifique. Malheureusement cela ne semble pas encore être pour demain la veille dans notre chère patrie, puisque le RPT n’y accepte même pas l’alternance et continue d’user de toutes les tactiques possibles pour s’éterniser au pouvoir.
N’est-ce pas qu’en Afrique du Sud, ou au Rwanda, il a fallu que la minorité soit au pouvoir pour que les populations acceptent de se réconcilier entre elles ? Ce qui est vrai ailleurs doit pouvoir l’être aussi au Togo. Qu’on ne vienne pas nous faire croire que le Togo doit continuer d’être ce pays spécial ou tout ce qui n’est pas bon pour l’humanité, continuera d’y être expérimenté comme dans un laboratoire pour alchimistes. Le Togo premier pays à initier un coup d’Etat au lendemain des indépendances sur le continent, premier pays à organiser les courses à pied des militaires avec urnes sur la tête lors des élections présidentielles, premier pays aussi à vouloir que sa population demande pardon à des assassins, et que sais-je encore (Ah quelle République bananière !)
Les dirigeants du Togo, sont actuellement les seuls à se croire encore au paradis sur terre (l’Eden). Il est donc temps qu’ils redescendent parmi les humains que nous sommes, qu’ils apprennent à s’humilier, qu’ils arrivent à se rapprocher du peuple, et à demander l’avis de la population avant de prendre des initiatives qui impliquent justement ce peuple. Bref il est encore temps qu’ils cèdent leur place au peuple, avant que le peuple ne vienne à le leur faire céder.
La vrai mission pour la CJVR, n’est pas aujourd’hui d’aller vers les togolais, mais de demander au Président de la République Faure Gnassingbé et à ses complices de remettre pacifiquement le pouvoir au peuple le jour ou celui-ci viendra à le leur demander, et cela à mon avis, ne saura plus tarder. Tous les ingrédients ne sont-ils pas là pour qu’une révolution populaire ait lieu au Togo, à l’instar de celle qui s’est passée en Tunisie ou en Egypte?
A voir l’augmentation du prix des carburants et des denrées alimentaires, à voir les grèves continues des étudiants, ou du personnel de la santé publique, à voir les marches pacifiques incessantes de l’opposition politique, le taux de chômage des jeunes, la corruption dans l’administration et j’en passe… il ne manquerait plus que l’allumette qui mettra le feu au Mohamed Bouazizi du Togo pour obtenir cette cuisine spéciale aux odeurs de jasmin et qui a pour nom REVOLUTION !
Monday, May 30, 2011
Crise Libyenne : qui sauvera le dernier dinosaure d’Afrique?

Crise Libyenne : qui sauvera le dernier dinosaure d’Afrique?
Il y a parfois des situations que l’on ne peut comprendre qu’en gardant en tête une bonne dose d’humour (noir). C’est le cas de la situation actuelle de la guerre civile en Libye, qui à travers ce texte qui pourrait paraitre un peu humoristique, mais nous interpelle en réalité sur l’avenir de l’Afrique en relatant un véritable drame humanitaire, économique et politique pour le continent, surtout que nous parlons ici de mort d’hommes, de bombardements aveugles sur des objectifs civiles, et pratiquement de folie des dirigeants du monde qui face à la tournure imprévue prise par la révolution populaire en Libye, apportent des solutions dont les conséquences à long terme même si elles ne sont pas toutes encore visibles, resteront une véritable catastrophe pour le développement de ce pays, de l’Afrique voire du monde entier. Les spéculations actuelles sur le prix du pétrole doivent à elles seules suffire à mon avis à confirmer mes appréhensions et à me faire comprendre même par ceux qui ne se sentiraient pas concernés par la guerre en Libye.
Il y a quelques jours, j’étais en effet à la recherche du mot dinosaure sur internet, quand il m’est arrivé de tomber sur une vidéo pour enfants sur « youtube » dénommée : Barbapapa-le dinosaure (http://www.youtube.com/watch?v=q7SBgbXHrOA). Le récit est à propos des Barbapapas qui seraient des personnages en forme de poire de diverses couleurs créés dans les années 1970 par Annette Tison et Talus Taylor, et qui auraient la capacité de changer de forme à volonté. Les histoires pour enfants étant avant tout ancrées dans l’inconscient des adultes, je ne pouvais pas m’épargner de lire à travers cette histoire pour enfant la gravité de la situation actuelle de la Libye pour le continent africain.
Entre nous je ne suis pas un pro-Kadhafi, et je n’ai jamais eu la chance de toucher du doigt ni les réalisations, ni l’argent du pétrole Libyen. J’ai toujours personnellement pensé que le Colonel Kadhafi était plus un lunatique qu’un véritable chef d’Etat, et qu’il n’était pas aussi dangereux qu’on voulait nous le faire croire. Il aurait souhaité un jour voir vivre en paix les Israéliens et palestiniens dans ce pays qu’il appelle " Israéline" (quelle belle trouvaille ?) Il aurait toujours aussi rêvé de faire de plus grandes choses, et de voir le continent Africain tout entier devenir un seul pays et éventuellement lui prêter allégeance comme à un chef continental, à un empereur ou à un demi-dieu… tout cela au nom du panafricanisme. Il est vrai que l’Union de tous les pays d’Afrique en un bloc du genre Etats-Unis d’Afrique, est plutôt une idée merveilleuse et noble, mais les voies pour atteindre cet objectif ont fait des chefs d’Etats africains des « plaisantins » et de celui qui aimerait les diriger tous, un homme plutôt marginal voire un polichinelle. Comme tous les marginaux malheureusement, Kadhafi a souvent surpris les occidentaux par ses comportements, et las de n’avoir aucune emprise sur sa personne, ils s’entendent aujourd’hui à saisir l’occasion de la révolution populaire en Libye pour "noyer le chien en l’accusant d’avoir la rage" bref à se débarrasser d’un homme devenu trop encombrant. C’est une astuce qui aurait bien vite marché, si l’exception de la révolution Libyenne ne venait confirmer la règle selon laquelle seules les révolutions populaires pouvaient facilement emporter toutes les dictatures du monde. Dans les pays voisins de la Libye traversés par la révolution du jasmin les soldats avaient vite fait défection et les armées s’étaient vite ralliés à la population. Les dictateurs n’avaient même pas tous eu le temps de prendre la poudre d’escampette, mais voilà qu’en Libye, Kadhafi le " fou" a changé les donnes en faisant volte face et comme un mauvais gosse dont le ballon d’anniversaire viendrait à éclater entre ses mains, aurait décidé de faire éclater tous les ballons encore en exhibition dans les mains de ses compagnons de jeu. Malheureusement bombarder ses propres frères de jeu n’est plus un jeu, et l’actuelle situation de la Libye doit être prise plus au sérieux que cela. Les occidentaux en se mêlant à un "match de tir à balles réelles" qui se joue en Libye, ne jouent plus aux arbitres, et cela doit interpeller tous les africains, car c’est l’avenir de notre continent qui est en jeu. Quant on sait l’état dans lequel les Occidentaux avaient laissé la Somalie après l’échec de l’opération " restore Hope", il y a lieu de se demander, s’il n’est pas temps de négocier sérieusement avec les rebelles en Libye, pour obtenir non plus le départ de Kadhafi, mais un pacte de non agression qui conduirait à couper la poire en deux et à proclamer un match nul dans la « guerre civile » qui risque d’anéantir la Libye et porter préjudice à toute l’Afrique. Il faudrait que le dialogue prime sur les armes avant que la Libye ne se divise en deux pays, car a mon avis même après la mort de Kadhafi, la Libye étant formée de clans antagonistes, les rivalités entre l’Ouest et l’Est prendront vite le dessus et rendront le pays ingouvernable. La guerre en Libye ne saura s’arrêter avec la mort de Kadhafi, car elle est déjà devenue à mon avis une guerre civile : une guerre clanique entre l’Est et l’Ouest du pays.
Que reproche-t-on vraiment au dirigeant libyen aujourd’hui ? Est-ce d’avoir trop duré au pouvoir, de ne pas permettre l’alternance, de n’avoir pas permis l’exploitation du pays par les occidentaux ou est-ce d’avoir soutenu la lutte des peuples opprimés de la Palestine en finançant le ″terrorisme″ (je pense à l’attentat de Lockerbie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_Lockerbie), ou encore son zèle à voir l’Afrique s’unir à l’instar des Etats-Unis d’Amérique ? http://www.africa-union.org/Official_documents/Heads%20of%20State%20Summits/Hog%20fr/DECLARATION%20DE%20SYRTE.pdf. Notons que l’unité de l’Afrique ne peut pas nécessairement être du goût de tous les occidentaux qui y voient une perte de leur première source de revenue voire un frein au développement de leurs pays réciproques. Il leur faudra cependant réfléchir par deux fois avant de demander le départ aujourd’hui du dirigeant Libyen du pouvoir, car si même Kadhafi peut paraître comme un hurluberlu, il tenait son pays uni, contenait l’immigration des africains vers l’Europe, et mieux, n’aimait pas du tout entendre parler de Al Qaeda (un des plus graves dangers pour notre continent mis-a part les trafics de drogue et d'armes).
De tous les actuels chefs d’Etats Africains, Mouammar Kadhafi est sans doute le plus craint par les Européens, pour avoir toujours été imprévisible ou n’avoir justement jamais adhéré à leurs principes de gouvernance. Dans le combat de "dernier des Mohicans" qu’il livre actuellement à une partie de sa population et aux Occidentaux, il y a lieu de se poser plusieurs autres questions, à savoir :
- qui sont en fait les rebelles que l’occident soutien aujourd’hui à travers des frappes aériennes aveugles ? Le chef de la rébellion ne serait autre que Mahmoud Jibril un ancien fidèle du guide Kadhafi, bref les mêmes personnes qui étaient à ses cotés hier pour lui donner des conseils sur comment se distancer ou se rapprocher des occidentaux.
- quels intérêts autres que financiers les occidentaux ont-ils à soutenir les rebelles, Eux qui n’arrivent même pas à s’excuser quand il leur arrive de lâcher des bombes sur la population civiles, juste comme le ferait Kadhafi, (http://fr.euronews.net/2011/03/31/l-otan-ouvre-une-enquete-sur-son-eventuelle-implication-dans-la-morts-de-civils/) ou encore laissent la population fuyant les bombardement mourir en mer, de faim et de soif, alors que leur intervention se veut humanitaire ? De quelle humanité nous parles-t-on ? (http://www.europe1.fr/International/Libye-1.200-migrants-morts-en-mer-HCR-540831/)
L’avenir sans doute nous en dira plus, mais la mauvaise gestion par les pays riches du vent de jasmin qui souffle actuellement sur les pays arabes, notamment ceux d’Afrique me donne à penser qu’il faudra que les dirigeants africains se réveillent et repensent la position réelle du continent au sein de la Communauté Internationale.
Vu d’en haut, le conflit actuel en Libye pourrait ressembler comme tiennent à nous le présenter, les pays comme la France, la Grande Bretagne ou les Etats-Unis à une guerre contre un dictateur qui refuse de laisser le pouvoir à sa population en révolte contre ses quarante et plus années de pouvoir, de mauvais traitement et de refus d’alternance.
- "Kadhafi bombarde ses propres citoyens", c’est ce que les médias ne cessent de nous répéter, mais quand l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) bombarde et les révolutionnaires, et les Kadhafistes et se refuse en plus à s’excuser auprès des Libyens, le monde entier applaudi, parce qu’ils font du bon boulot, du moment qu’ils défendent la démocratie… mais quelle démocratie ?
Voila une question que nous sommes aujourd’hui en droit de nous poser, et bien d’autres questions d’ailleurs…Est-ce vraiment au nom de la démocratie que les occidentaux mettent la vie de leurs soldats en jeu ? Si oui, pourquoi ont-ils défendu les élections en Côte d’Ivoire en 2011 et pas au Togo en 2010, ou pas en 2005 quand le fils de l’autre dictateur Eyadéma, après avoir trempé dans le sang, plus de 500 citoyens de son propre pays pour confisquer le pouvoir, s’est permis en plus de voler les urnes au vu et au su de tous les medias du monde, sans que la France (le chien de garde) ne se permette même d’aboyer, avant que de définitivement enterrer récemment l’opposition togolaise en faisant voter par le parlement la fameuse loi relatif aux manifestations publiques?
Il y aurait-il une politique des deux poids deux mesures pour l’Afrique, où certains dictateurs voire leurs fils pourraient rester au pouvoir, pourvu qu’ils ouvrent toutes grandes nos portes aux pays riches pour une exploitation aveugle des ressources naturelles, tandis que d’autres dictateurs sont sevrés des mêmes complaisances parce qu’ils n’accepteraient jamais de partager leurs richesses avec justement ces pays riches ?
Je ne pense pas qu’aujourd’hui les Africains réalisent vraiment les enjeux qui se jouent sur notre continent en ce Vingt et Unième Siècle, et si malheureusement ils le comprennent mais refusent de s’en indigner, alors nous sommes tous pauvres nègres [y compris moi-même] aussi bouchés que je ne le pensais (Excusez ma langue "bois").
Il est temps selon moi que les africains se lèvent pour régler leurs problèmes dans la dignité. L’union Africaine doit nous donner une preuve de son existence en réussissant par le dialogue et non par les armes, à sauver non seulement un des derniers dinosaures de l’Afrique qu’est Kadhafi des griffes des occidentaux, mais en même temps qu’ils aideraient les Libyens à sortir de leur crise, à sauver toutes les autres révolutions actuelles ou à venir afin de donner à l’Afrique une place dans la communauté internationale et entre africains, une confiance qui amènerait demain le continent à cette union, sans laquelle, l’avenir de nos enfants serait compromise à jamais. Soyons honnêtes avec nous même pour nous dire que toute personne qui se retrouverait à la place de Kadhafi actuellement et qui aurait vu la manière dont ses pairs de la Tunisie et de l’Egypte sont tombés ou se faire aujourd’hui trainer devant les tribunaux après avoir lâché le pouvoir, aurait la même réaction de défense et de refus d’abdiquer. Il n’est pas facile de quitter le pouvoir quand aucune autre alternative claire ne vous est donnée par les adversaires en face. Actuellement aucune alternative ne semble être laissée au dictateur Kadhafi que de se défendre avant que d’être abattu comme ses enfants par des bombardements venus de gens qui ne le menacent que de mort, et je vois beaucoup de chef d’Etats qui à sa place réagiraient de la même manière. Allez par exemple vous en prendre au zimbabwéen Robert Mugabe ou au Soudanais Omar El Béchir, et vous saurez de quoi je parle.
Ne me prenez toutefois pas au mot : je suis entièrement pour la révolution et pour les changements démocratiques en Afrique, mais quand il arrive comme actuellement qu’ils connaissent des ratés, ou que comme dans le cas de la Libye, nul ne sait plus la direction exacte que prendra le vent de la liberté, il serait plus sage que quelqu’un demande aussi bien aux révolutionnaires qu’aux pays qui veulent les aider à renverser le pouvoir en place de revoir leurs positions et de faire attention aux résistances. Il nous faut à tous prix éviter un nouveau chaos pour l’Afrique qui ouvrirait ainsi la voie à une meilleure exploitation de nos ressources naturelles par les pays riches. Il est donc temps que le dialogue reprenne le dessus dans nos conflits en Afrique et que l’intégrité de nos populations soit préservée autant que la démocratie et l’avenir de notre continent. L’union Africaine a un grand rôle à jouer et doit prendre ses responsabilités pour que la note des bombardements aveugles ne soit pas trop salée et ne pèse pas trop sur le dos de nos enfants qui auront bien sur à rembourser tôt ou tard des dettes stupides pour des drones américains, les bombardiers ou autres avions de chasse français, ses gros joujoux avec lesquels leurs parents s’amusent aujourd’hui. Il est donc temps de sauver le dernier dinosaure d’Afrique qu’est Kadhafi, tout en préservant nos populations, mais aussi et surtout ce trésor unique qu’est l’Afrique et ses ressources naturelles pour les générations à venir. La résolution des conflits en Afrique doit donner la priorité au dialogue plutôt qu’aux armes qui ne profitent avant tout qu’aux occidentaux, c’est-a-dire a ces fabricants d’armes qui doivent toujours se trouver des alibis pour écouler leurs marchandises.
Saturday, March 12, 2011
A QUOI SERVENT LES ARMEES AFRICAINES?
Le Jeudi 03Mars 2011 des pauvres femmes qui manifestaient dans le quartier d’Abobo contre le régime du Président Gbagbo en Côte d’Ivoire, sont abattues par les forces dites de défense et de sécurité, tandis qu’en Libye l’armée bombardait la population en insurrection contre son sempiternel « guide ». Déjà en Septembre 2009 c’était le carnage d’un grand nombre d’opposants à la junte au pouvoir dans le grand stade de Conakry en Guinée. Au Congo de Kabila fils, en Octobre 2006 on parlait de plus de 12000 femmes qui auraient été violées par les soldats, outre de nombreux massacres de la population, dans la guerre insensée qui dans ce pays, dure depuis une dizaine d’années…
Aussi loin que puisse remonter ma mémoire, depuis les indépendances des pays africains dans les années 1960, le rôle des armées est resté ambigu. Les soldats en Afrique semblent avoir été formés juste pour réprimer leurs propres concitoyens, quand ils ne sont pas en guerre contre des soit disant rebelles dans leur propre pays et rarement avec leurs voisins. Ils n’ont aucune notion de protection de leurs peuples, puisqu’ils n’en sont généralement que les principaux prédateurs. Ceci est dû au fait que nos armées sont le plus souvent à la solde des dictateurs et non du peuple qui les habille et leur donne à manger. Nos Chefs d’Etat en Afrique ayant toujours confondues leurs poches avec celles du pays qu’ils gouvernent et l’argent du contribuable ne servant finalement plus qu’à acheter les armes qui maintiennent ces dictateurs au pouvoir. Lorsqu’on sait que ces dictateurs ne sont au pouvoir que pour servir l’intérêt des exploiteurs de l’Afrique venus pour la plupart des pays dits développés et qu’outre l’exploitation d’or, de diamant, de phosphate, d’uranium, de pétrole et autres précieuses ressources naturelles de notre continent… ces filous ne sont en même temps que de simples trafiquants d’armes, il est facile de comprendre pourquoi nos dirigeants continuent d’abrutir nos armées formées souvent de soldats peu instruits, et qui méconnaissent le rôle réel de leur pays ou du continent africain tout entier dans le forum des nations. On comprend aussi pourquoi tout se passe comme si le militaire n’était avant tout que la propriété privée du plus haut gradé de l’armée, et donc réduit à ne servir que l’intérêt d’un homme c’est-à-dire du « général d’armée » (exemple de feu Eyadéma), de l’empereur (Exemple de feu Bokassa), ou du guide suprême de la nation (cas de Mu’ammar al-Qaḏḏāfī)… et j’en passe.
Le bon sens une fois que nous avons compris que nos armées n’existent pas pour défendre nos populations, serait de se demander pourquoi des Institutions comme le conseil de sécurité des Nations Unies, n’arrivent toujours pas à imposer d’embargo, ou à formuler des lois sur l’utilisation des armes par nos dirigeants contre leurs propres citoyens. Pourquoi continuer par exemple par permettre l’exportation des armes en direction de l’Afrique, quand tout le monde sait que ces armes ne servent qu’a réprimer les populations et jamais à les défendre contre un quelconque pays, les africains ayant en réalité d’autres chats à fouetter qu’à se faire la guerre, surtout que nous n’avons même pas d’usine de fabrication de machettes, de houes, ou encore moins de tracteurs, pour cultiver nos champs et développer notre agriculture afin d’arrêter d’aller quémander de l’argent à la banque mondiale pour nourrir nos populations? D’où viennent donc ces armes qui servent à éliminer nos sociétés, et pourquoi les pays développés laissent nos dirigeant se surarmer? Le fait que la réponse à ces questions semble évidente, ne m’empêche pas de les poser voire de les reposer, car bien souvent nous avons l’impression que les armes achetées aux pays comme la Chine ou la Russie en Asie, la France ou l’Espagne en Europe, ou aux Etats-Unis d’Amérique, servent à protéger nos pays de leurs voisins. C’est une fausse réalité à mon avis, puisque les guerres en Afrique ne se font le plus souvent qu’entre les tribus, les clans, les séparatistes d’un même pays. Que cela soit en Afrique du sud du temps de l’Apartheid, en Angola, Au Nigeria, en Somalie, au Liberia, au Soudan (Darfur), ou actuellement en Côte d’Ivoire, nos guerres en Afrique ne sont que des guerres fratricides, et nos pays n’étant pas producteurs de fusils, on peut facilement se demander à qui profitent ces crimes, ces trafics d’armes vers un continent dont les premiers ennemis restent en réalité le paludisme, ou le VIH/Sida, la famine, le manque d’eau potable et le manque d’éducation scolaire.
Le rôle des pays développés, et notamment des Nations Unies reste donc aussi ambigu que celui de nos armées, car tous ces pays qui alimentent notre continent en armes sophistiquées pour réprimer nos populations ou pour nous entre-tuer, sont les mêmes qui siègent au Conseil de Sécurité des Nations Unies, ou parlent d’aide humanitaire chaque fois qu’un conflit éclate en Afrique. Ce sont donc les mêmes personnalités qui financent les institutions qui devraient en fait interdire l’utilisation de ses armes, qui sont à l’origine de leur promotion en Afrique.
Le génocide de Rwanda, les amputations de mains et de pieds suite à la guerre au Liberia, les déplacements de population au Soudan, ou l’actuelle crise en Libye et les retards dans les prises de position par les grandes nations, voire le manque de décision des Institutions comme l’Union Européenne, ou les Nations Unies ne sont que des preuves, qui doivent commencer par nous ouvrir les yeux en Afrique sur les intérêts réels du reste du monde sur notre continent, et pourquoi l’Afrique continue de croupir dans le sous développement.
Aujourd’hui que l’évolution technologique permet d’avoir une autre vision du fonctionnement réel du monde, et que des révélations comme celles du site Wikileaks nous montrent comment juste un petit groupe de financiers peuvent enculer le reste du monde (je m’excuse d’être aussi grossier), il est temps que les révolutions dans les pays arabes deviennent un facteur de nettoyage systématique des régimes corrompus d’Afrique pour le bien être de notre continent. Nos armées devraient commencer par prendre leurs responsabilités et devenir beaucoup plus républicaines. Nos soldats devraient avoir le courage de s’autocritiquer, et réparer les erreurs qui continuent de plonger notre continent dans la misère. Ils doivent être capables de refuser de combattre leurs propres frères et commencer par apprendre à mieux défendre leurs compatriotes et non pas à les bombarder comme c’est le cas actuellement en Libye.
Les coups d’Etats ne sont certainement pas prêts de s’arrêter en Afrique, mais si le Mali avait réussi le sien dans les années 1990, que La Guinée n’avait pas été un très bon exemple en 2006 sous Dadis Camara [(quelqu’un disait « dadais com’rat »)], et que nous attendons de voir sur quoi le récent coup d’état du Niger pourra aboutir, je ne peux m’empêcher en bon togolais, de poser aux Forces Armées Togolaises (FAT) quelques questions qui me tiennent à cœur, au vu des récents développements politiques dans le monde, à savoir :
- notre pays s’étant toujours proclamé être l’or de l’humanité, le model à suivre, la Suisse de l’Afrique, le premier en tout (malheureusement en bien comme en mal…), qu’attendent nos militaires pour faire parler d’eux et faire des FAT, la première armée d’Afrique, voire du monde à se révolter contre l’utilisation des armes pour réprimer la population, en ces temps de demande légitime des peuples d’une réelle démocratie dans le monde et au Togo?
- Comment l’armée togolaise se prépare-t-elle à devenir la première armée de paix du monde, celle qui nous libérera de la situation politique catastrophique dans laquelle s’enfonce notre pays au jour le jour ?
- A quoi sert réellement l’armée togolaise, et avec l’assurance que nous avons que les « grands travaux » conduits par le Président Faure Gnassingbé au Togo ne seront certainement pas terminés avant que nos maisons se retrouvent encore sous les eaux… si à la prochaine saison des pluies même nos enfants ne pourraient être sauvés des flots par nos valeureux soldats?
- Quels sont les plans de sauvetages ou de protection de nos villages et de nos villes par la « grande muette du Togo», s’il nous venait de nous insurger contre les renégats de la nation que sont nos dirigeants actuels et les membres soit disant de l’opposition qui les aident dans leur vile tâche d’enlisement politique de notre pays,et si le gouvernement recommence encore par faire usage de ses miliciens armés pour mater notre population?
- Pourquoi pas un geste héroïque de soulèvement des militaires de notre pays qui aboutisse sur un soulèvement populaire bien organisé en vue de la libération du Togo et pour le bien être de tout notre continent ?
- Pour une fois dans l’histoire de l’Afrique, pourquoi pas de la part des militaires togolais un formidable : Oui on peut ! « Yes we can !» Un baroud d’honneur de l’armée togolaise, une première en Afrique, où nos soldats n’attendraient pas une révolte du peuple pour aller les rejoindre, mais seraient plutôt eux-mêmes à l’origine de cette révolte qui donneraient la chance au peuple de les rejoindre pour une véritable réconciliation entre notre nation et son armée, une réconciliation qui nous débarrassera définitivement de la poussière qui continue de ternir cet or de l’humanité qu’est le Togo? une réconciliation qui enterrera à jamais la haine tribale dans notre pays, et remettrait sa place à la justice, au droit, et à la démocratie dans notre pays?
- A quand la révolution de l’armée Togolaise ? A quand le bon exemple qui montrera la bonne voie à suivre à toutes les autres armées d’Afrique ?
Monday, May 03, 2010
Les Togolais seraient-ils plus aveugles que les «I» voiriens?
Sans blague ! L’élection présidentielle 2010 a été de nouveau un échec pour les leaders politiques de l’opposition togolaise. Ce n’est peut être pas une surprise pour tout bon observateur de la vie politique de notre pays, mais au moins cette fois-ci l’échec n’était pas du coté du peuple, et pour cause : la maturité de la population a été hautement démontrée par le manque de violence au lendemain de la présidentielle.
Les Togolais sont arrivés à éviter la violence, non pas parce-que le parti au pouvoir en avait fait son mot d’ordre de campagne pré-électorale, pour pouvoir se "blanchir" à la face du monde, mais tout simplement parce que les Togolais ont finalement compris, qu’ils n’ont pas encore entre leurs mains les dirigeants qu’ils méritent.
Ne soyons pas dupes. Si demain les manifestations actuellement organisées par l’opposition tournent à la violence, ou perdurent et commencent par empêcher certains dignitaires de la mafia togolaise de dormir, le parti au pouvoir n’hésiterait pas un seul instant à revenir à ses vieilles habitudes. Après tout, les chefs de milices du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), et les meneurs de basses besognes ne courent-ils pas encore allègrement nos rues depuis leur dernière grande sortie de 2005 où ils ont mis à mort au moins 500 de nos concitoyens en moins de deux semaines.
Le bras armé du RPT n’a pas perdu la main juste parce que ses dirigeants auraient changée la couleur de leurs treillis militaires ou mis un bandeau de paix autour de leurs bras. N’est-ce pas que ce sont les mêmes FAT (Forces Armées Togolaises) qui se retrouvent derrière la FOSEP (Force Sécurité Election Présidentielle) ? Cela fait à mon avis, déjà trop de "forces" pour notre petit pays, et même si entre nous il n’y a pas lieu de confondre les "fous" (qui nous tapent dessus sans distinction) avec les "filous" (qui volent les urnes sans aucune honte après les élections), c’est toujours avec la même "FORCE" que nos concitoyens sont tabassés par la police dite anti-émeute, à chaque manifestation pacifique de l’opposition.
N’allez donc pas me dire que c’est grâce à Faure (l’actuel Président togolais dont la victoire aux dernières élections reste toujours contestable) que le FRAC (Front Républicain pour l’Alternance et le Changement) arrive à faire de la résistance depuis sa dernière « défaite électorale ». NON ! Je ne vous croirais pas, et pour cause : ce qui a réellement changé au Togo cette année, c’est tout simplement le peuple, qui finalement est devenu assez mature pour comprendre que les leaders politiques, n’avaient en réalité jamais eu assez de vision, ni de stratégie politique pour bouter dehors le parti au pouvoir ou du moins pour anticiper ses réactions. De là à croire que les leaders politiques de l’opposition Togolaise sont plus que des aveugles, il n’y a qu’un pas. Ce sont à mon avis des « I » voiriens » (des bons voyants qui jouent aux malvoyants).
C’est vrai qu’en faisant une certaine comparaison avec la situation politique actuelle de la Côte d’Ivoire, on pourrait être amené à croire que le blocage politique au Togo qui nous pousse à ne « voter massivement » que pour le seul et même parti politique RPT, serait différent de la situation ivoirienne où les leaders politiques eux, se refusent tout simplement à faire voter leur peuple et continuent de jouer au jeu du chat et de la souris, histoire de prolonger le plus possible leur mandat, et continuer tranquillement à vivre sur le dos de leurs "con- citoyens" comme de véritable parasites. N’empêche qu’entre les opposants de la Côte d’ivoire, qui ont su faire parler les armes à un moment de l’histoire de leur pays et se doivent de rembourser les marchands d’armes avant de céder leur place, l’opposition togolaise elle n’a toujours eu peur que des armes, et n’a jamais vraiment rendu compte au peuple de ses collectes d’argent, j’entends l’argent collecté à la diaspora surtout…et aux Nana- Benz qu’elle a contribué à ruiner.(J’avais toujours cru que ses collectes serviraient a doter l’opposition togolaise d’une arme atomique contre le RPT). La similitude reste pourtant la même, et consiste : à faire du sur-place, à refuser de faire avancer nos pays, voire toute l’Afrique, et à se maintenir dans une position de "sangsues" vivants du sang de nos populations. Pourtant ce ne sont pas les stratégies qui manquent pour faire avancer l’Afrique, que diantre !
Quelle mouche a donc pu piquer les dirigeants de l’opposition au Togo pour qu’ils ne soient jamais arrivés à prévoir les réactions de leur adversaire d’en face, ou à parler d’une seule voix pour obtenir la victoire, avant de faire apparaître leurs divergences idéologiques (si idéologie et/ou divergence il y a encore) ? Est-ce la première fois que le RPT emporte le matériel de vote après une élection ? (Un stockage gratuit sur internet des donnés informatiques et résultats des votes aurait pu être prévu). Est-ce que c’est la première fois que le R.P.T intimide la population en procédant à des arrestations après une élection ? Je dis NON ! Pourtant l’opposition togolaise est restée la même : couille molle (excusez moi l’expression), pleurnicharde, toujours tournée vers Dieu, ou vers une Communauté Internationale qui a d’autres chats plus échaudés à fouetter, et ne viens au secours d’un pays que si son intérêt est en jeu, ou si finalement et seulement un génocide est commis…(Il m’est difficile d’imaginer combien de personnes resterons encore à dénombrer au Togo après un génocide).
Oh je vois ! La triste vérité, c’est que nos leaders sont en fait restés les mêmes, toujours égal à eux-mêmes : toujours prêts à se glisser entre eux des peaux de banane sous les chaussures sans jamais réellement faire face au véritable adversaire avec qui ils vont "sympathiser", voire même aller prendre des sous les nuits quand le peuple dort et que l’armée veille (d’où le manque de respect des Forces Armées Togolaises pour nos hommes politiques), juste un peu comme chez les Ivoiriens (si vous voyez ce que je veux dire…). C’est plutôt nous [le peuple] qui ne comprenons…(Pardon), ne voyons rien à leur jeu politique.
Au fait la politique : c’est à ce qu’il paraît, un boulot comme tout autre, il faut bien pouvoir en vivre et c’est bien vrai. That’s right!
Peut être que la différence entre les Togolais et les Ivoiriens, reste encore qu’en Côte d’Ivoire la France n’est plus considérée comme un messie, alors qu’au Togo on continue de croire que tout doit nous venir ou nous être dicté depuis la France. N’est-ce pas qu’à la veille de la Présidentielle au Togo tous les candidats à l’élection étaient à Ouagadougou pour voir le "porte parole de la France en Afrique de l’Ouest", puis en France parce qu’ils croyaient y rencontrer un grand représentant de l’Elysée, mais n’en sont revenus que pour se voir réduire en un groupe hétéroclite appelé front ? La réalité est qu’ils étaient si mal organisés qu’ils n’ont réussi qu’à se complètement fracasser ("FRAC-asser") la gueule, parce qu’ils n’ont pas su comprendre qu’au Togo le combat reste inégal, et que l’opposition togolaise tant qu’elle n’aurait pas sa branche armée ou aurait le support de l’Armée togolaise ne pourra assumer une quelconque revendication pacifique, ni réclamer une quelconque victoire après une élection. C’est juste une question d’équilibre des forces et c’est une réalité que l’opposition togolaise ne veut pas regarder en face et cherche à ignorer. L’équilibre n’est pas dans l’opposition d’une population aux mains nues à une armée avec laquelle on n’entretien aucun lien de confiance et à laquelle on continue de donner la trouille à travers nos discours. Pourquoi au Togo l’opposition après avoir cherché à diaboliser l’Armée et à la rendre responsable de tous les "services rendus" aux sombres individus qui nous gouvernent, ne chercherait pas à l’attirer plutôt dans son camp en lui promettant mieux que l’adversaire lui offre, c'est-à-dire mieux que sa survie quotidienne : un avenir meilleur, une retraite assurée par exemple. Mon père disait toujours, que si on n’arrive pas à pousser un objet, alors il faut penser plutôt à le tirer.
Au fait combien gagnent nos généraux, nos caporaux, nos sergents et autres une fois envoyés à la retraite ? Quel est leur sort, leur devenir après cinq ou dix ans quand ils ne sont plus dans l’armée? Ce sont là de simples réflexions avec lesquelles on pourrait commencer à ouvrir les yeux de nos hommes en uniforme et les mettre du côté du peuple plutôt que du club d’amis dont ils sont aujourd’hui les esclaves… Vrai ou Faux ?
C’est malheureux combien le chemin de croix des togolais peut continuer au delà de la Pâques, mais personnellement je crois que tant que nous continueront de croire au Père Noël, ou au Bon Dieu pour descendre libérer notre pays, notre liberté risque de s’éloigner chaque jour un peu plus. Notre paradis ne sera donc jamais pour demain, tant que la stratégie restera la même chez nos leaders politiques. La conquête de notre liberté au Togo, n’est pas dans les marches de protestation sur les sols étrangers dans des pays comme l’Amérique, l’Allemagne ou le Canada et même la France, qui se sont battus en leur temps et sacrifié le sang de leur fils pour obtenir et sauvegarder leur liberté, mais bel et bien dans notre propre pays, avec la contribution de toutes nos filles et fils (y compris les soldats) épris de liberté. Une phrase qui revient souvent dans la bouche des americains est que : Freedom is not free! En quelque sorte, la liberté ne s’obtient pas librement ou facilement ? C’est un mauvais rêve que de croire qu’Obama viendra libérer le Togo à la place des Togolais eux-mêmes, mais un bon rêve que de croire que le Togo pourra un jour se libérer grâce à ses propres fils. C’est cela l’indépendance!
Il est donc temps que nos yeux s’ouvrent beaucoup plus grand, après nos cinquante années dits d’indépendance, et qu’un nouveau modèle de l’opposition s’installe enfin dans notre pays.
Je me permettrais toutefois encore une dernière fois de donner un conseil à nos leaders politiques de l’opposition Togolaise s’ils ne veulent pas finir comme des incapables et disparaître pour de bon, de la scène politique de notre pays comme de véritables dinosaures politiques. La victoire est encore possible à condition que les actions soient mieux organisées et qu’on se donne la chance et la volonté de vaincre:
1- Regroupez-vous ! Petits perdants comme gros perdants (CAR, UFC, CDPA, OBUTS… etc.), oubliez le FRAC et oubliez vos divergences, puis formez un mouvement qui représente tous les partis absents, et /ou aigris de la dernière élection.
2- Mettez par écrit noir sur blanc, un document clair contenant le pacte qui symbolisera votre union, et qui soit assorti d’un véritable plan d’action et d’un programme de redressement du pays.
3- Parlez d’une seule voix à la population et à l’armée (j’insiste : PARLEZ A L’ARMEE, PARLEZ AVEC L’ARMEE !), puis allez en rang serré frapper à la porte de tous les consulats au Togo pour prendre la Communauté Internationale à témoin des revendications du peuple, avant de marcher devant la population (pas derrière ou entre la foule!) pour aller prendre d’assaut le pouvoir, et vous verrez si nous [le peuple] ne marcherons pas sur Lomé- II ? (Je n’irai personnellement pas les mains nues bien-sur!)
Vivement une meilleure vision pour nos leaders ou alors qu’ils disparaissent le plus vite possible, pour que naisse une véritable relève de la "vieille garde", afin que renaisse chez les Togolais un nouvel espoir de conquête de la démocratie, et que le vent de la misère tourne définitivement de direction dans ce pays que j’aime tant !
Les Togolais sont arrivés à éviter la violence, non pas parce-que le parti au pouvoir en avait fait son mot d’ordre de campagne pré-électorale, pour pouvoir se "blanchir" à la face du monde, mais tout simplement parce que les Togolais ont finalement compris, qu’ils n’ont pas encore entre leurs mains les dirigeants qu’ils méritent.
Ne soyons pas dupes. Si demain les manifestations actuellement organisées par l’opposition tournent à la violence, ou perdurent et commencent par empêcher certains dignitaires de la mafia togolaise de dormir, le parti au pouvoir n’hésiterait pas un seul instant à revenir à ses vieilles habitudes. Après tout, les chefs de milices du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), et les meneurs de basses besognes ne courent-ils pas encore allègrement nos rues depuis leur dernière grande sortie de 2005 où ils ont mis à mort au moins 500 de nos concitoyens en moins de deux semaines.
Le bras armé du RPT n’a pas perdu la main juste parce que ses dirigeants auraient changée la couleur de leurs treillis militaires ou mis un bandeau de paix autour de leurs bras. N’est-ce pas que ce sont les mêmes FAT (Forces Armées Togolaises) qui se retrouvent derrière la FOSEP (Force Sécurité Election Présidentielle) ? Cela fait à mon avis, déjà trop de "forces" pour notre petit pays, et même si entre nous il n’y a pas lieu de confondre les "fous" (qui nous tapent dessus sans distinction) avec les "filous" (qui volent les urnes sans aucune honte après les élections), c’est toujours avec la même "FORCE" que nos concitoyens sont tabassés par la police dite anti-émeute, à chaque manifestation pacifique de l’opposition.
N’allez donc pas me dire que c’est grâce à Faure (l’actuel Président togolais dont la victoire aux dernières élections reste toujours contestable) que le FRAC (Front Républicain pour l’Alternance et le Changement) arrive à faire de la résistance depuis sa dernière « défaite électorale ». NON ! Je ne vous croirais pas, et pour cause : ce qui a réellement changé au Togo cette année, c’est tout simplement le peuple, qui finalement est devenu assez mature pour comprendre que les leaders politiques, n’avaient en réalité jamais eu assez de vision, ni de stratégie politique pour bouter dehors le parti au pouvoir ou du moins pour anticiper ses réactions. De là à croire que les leaders politiques de l’opposition Togolaise sont plus que des aveugles, il n’y a qu’un pas. Ce sont à mon avis des « I » voiriens » (des bons voyants qui jouent aux malvoyants).
C’est vrai qu’en faisant une certaine comparaison avec la situation politique actuelle de la Côte d’Ivoire, on pourrait être amené à croire que le blocage politique au Togo qui nous pousse à ne « voter massivement » que pour le seul et même parti politique RPT, serait différent de la situation ivoirienne où les leaders politiques eux, se refusent tout simplement à faire voter leur peuple et continuent de jouer au jeu du chat et de la souris, histoire de prolonger le plus possible leur mandat, et continuer tranquillement à vivre sur le dos de leurs "con- citoyens" comme de véritable parasites. N’empêche qu’entre les opposants de la Côte d’ivoire, qui ont su faire parler les armes à un moment de l’histoire de leur pays et se doivent de rembourser les marchands d’armes avant de céder leur place, l’opposition togolaise elle n’a toujours eu peur que des armes, et n’a jamais vraiment rendu compte au peuple de ses collectes d’argent, j’entends l’argent collecté à la diaspora surtout…et aux Nana- Benz qu’elle a contribué à ruiner.(J’avais toujours cru que ses collectes serviraient a doter l’opposition togolaise d’une arme atomique contre le RPT). La similitude reste pourtant la même, et consiste : à faire du sur-place, à refuser de faire avancer nos pays, voire toute l’Afrique, et à se maintenir dans une position de "sangsues" vivants du sang de nos populations. Pourtant ce ne sont pas les stratégies qui manquent pour faire avancer l’Afrique, que diantre !
Quelle mouche a donc pu piquer les dirigeants de l’opposition au Togo pour qu’ils ne soient jamais arrivés à prévoir les réactions de leur adversaire d’en face, ou à parler d’une seule voix pour obtenir la victoire, avant de faire apparaître leurs divergences idéologiques (si idéologie et/ou divergence il y a encore) ? Est-ce la première fois que le RPT emporte le matériel de vote après une élection ? (Un stockage gratuit sur internet des donnés informatiques et résultats des votes aurait pu être prévu). Est-ce que c’est la première fois que le R.P.T intimide la population en procédant à des arrestations après une élection ? Je dis NON ! Pourtant l’opposition togolaise est restée la même : couille molle (excusez moi l’expression), pleurnicharde, toujours tournée vers Dieu, ou vers une Communauté Internationale qui a d’autres chats plus échaudés à fouetter, et ne viens au secours d’un pays que si son intérêt est en jeu, ou si finalement et seulement un génocide est commis…(Il m’est difficile d’imaginer combien de personnes resterons encore à dénombrer au Togo après un génocide).
Oh je vois ! La triste vérité, c’est que nos leaders sont en fait restés les mêmes, toujours égal à eux-mêmes : toujours prêts à se glisser entre eux des peaux de banane sous les chaussures sans jamais réellement faire face au véritable adversaire avec qui ils vont "sympathiser", voire même aller prendre des sous les nuits quand le peuple dort et que l’armée veille (d’où le manque de respect des Forces Armées Togolaises pour nos hommes politiques), juste un peu comme chez les Ivoiriens (si vous voyez ce que je veux dire…). C’est plutôt nous [le peuple] qui ne comprenons…(Pardon), ne voyons rien à leur jeu politique.
Au fait la politique : c’est à ce qu’il paraît, un boulot comme tout autre, il faut bien pouvoir en vivre et c’est bien vrai. That’s right!
Peut être que la différence entre les Togolais et les Ivoiriens, reste encore qu’en Côte d’Ivoire la France n’est plus considérée comme un messie, alors qu’au Togo on continue de croire que tout doit nous venir ou nous être dicté depuis la France. N’est-ce pas qu’à la veille de la Présidentielle au Togo tous les candidats à l’élection étaient à Ouagadougou pour voir le "porte parole de la France en Afrique de l’Ouest", puis en France parce qu’ils croyaient y rencontrer un grand représentant de l’Elysée, mais n’en sont revenus que pour se voir réduire en un groupe hétéroclite appelé front ? La réalité est qu’ils étaient si mal organisés qu’ils n’ont réussi qu’à se complètement fracasser ("FRAC-asser") la gueule, parce qu’ils n’ont pas su comprendre qu’au Togo le combat reste inégal, et que l’opposition togolaise tant qu’elle n’aurait pas sa branche armée ou aurait le support de l’Armée togolaise ne pourra assumer une quelconque revendication pacifique, ni réclamer une quelconque victoire après une élection. C’est juste une question d’équilibre des forces et c’est une réalité que l’opposition togolaise ne veut pas regarder en face et cherche à ignorer. L’équilibre n’est pas dans l’opposition d’une population aux mains nues à une armée avec laquelle on n’entretien aucun lien de confiance et à laquelle on continue de donner la trouille à travers nos discours. Pourquoi au Togo l’opposition après avoir cherché à diaboliser l’Armée et à la rendre responsable de tous les "services rendus" aux sombres individus qui nous gouvernent, ne chercherait pas à l’attirer plutôt dans son camp en lui promettant mieux que l’adversaire lui offre, c'est-à-dire mieux que sa survie quotidienne : un avenir meilleur, une retraite assurée par exemple. Mon père disait toujours, que si on n’arrive pas à pousser un objet, alors il faut penser plutôt à le tirer.
Au fait combien gagnent nos généraux, nos caporaux, nos sergents et autres une fois envoyés à la retraite ? Quel est leur sort, leur devenir après cinq ou dix ans quand ils ne sont plus dans l’armée? Ce sont là de simples réflexions avec lesquelles on pourrait commencer à ouvrir les yeux de nos hommes en uniforme et les mettre du côté du peuple plutôt que du club d’amis dont ils sont aujourd’hui les esclaves… Vrai ou Faux ?
C’est malheureux combien le chemin de croix des togolais peut continuer au delà de la Pâques, mais personnellement je crois que tant que nous continueront de croire au Père Noël, ou au Bon Dieu pour descendre libérer notre pays, notre liberté risque de s’éloigner chaque jour un peu plus. Notre paradis ne sera donc jamais pour demain, tant que la stratégie restera la même chez nos leaders politiques. La conquête de notre liberté au Togo, n’est pas dans les marches de protestation sur les sols étrangers dans des pays comme l’Amérique, l’Allemagne ou le Canada et même la France, qui se sont battus en leur temps et sacrifié le sang de leur fils pour obtenir et sauvegarder leur liberté, mais bel et bien dans notre propre pays, avec la contribution de toutes nos filles et fils (y compris les soldats) épris de liberté. Une phrase qui revient souvent dans la bouche des americains est que : Freedom is not free! En quelque sorte, la liberté ne s’obtient pas librement ou facilement ? C’est un mauvais rêve que de croire qu’Obama viendra libérer le Togo à la place des Togolais eux-mêmes, mais un bon rêve que de croire que le Togo pourra un jour se libérer grâce à ses propres fils. C’est cela l’indépendance!
Il est donc temps que nos yeux s’ouvrent beaucoup plus grand, après nos cinquante années dits d’indépendance, et qu’un nouveau modèle de l’opposition s’installe enfin dans notre pays.
Je me permettrais toutefois encore une dernière fois de donner un conseil à nos leaders politiques de l’opposition Togolaise s’ils ne veulent pas finir comme des incapables et disparaître pour de bon, de la scène politique de notre pays comme de véritables dinosaures politiques. La victoire est encore possible à condition que les actions soient mieux organisées et qu’on se donne la chance et la volonté de vaincre:
1- Regroupez-vous ! Petits perdants comme gros perdants (CAR, UFC, CDPA, OBUTS… etc.), oubliez le FRAC et oubliez vos divergences, puis formez un mouvement qui représente tous les partis absents, et /ou aigris de la dernière élection.
2- Mettez par écrit noir sur blanc, un document clair contenant le pacte qui symbolisera votre union, et qui soit assorti d’un véritable plan d’action et d’un programme de redressement du pays.
3- Parlez d’une seule voix à la population et à l’armée (j’insiste : PARLEZ A L’ARMEE, PARLEZ AVEC L’ARMEE !), puis allez en rang serré frapper à la porte de tous les consulats au Togo pour prendre la Communauté Internationale à témoin des revendications du peuple, avant de marcher devant la population (pas derrière ou entre la foule!) pour aller prendre d’assaut le pouvoir, et vous verrez si nous [le peuple] ne marcherons pas sur Lomé- II ? (Je n’irai personnellement pas les mains nues bien-sur!)
Vivement une meilleure vision pour nos leaders ou alors qu’ils disparaissent le plus vite possible, pour que naisse une véritable relève de la "vieille garde", afin que renaisse chez les Togolais un nouvel espoir de conquête de la démocratie, et que le vent de la misère tourne définitivement de direction dans ce pays que j’aime tant !
Saturday, February 06, 2010
DE L’ULTIME STRATÉGIE DE L’OPPOSITION TOGOLAISE POUR REMPORTER L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2010
Il y a des valeurs qui ne trompent pas et des moments dans la vie où l’Homme doit savoir choisir entre le bien et le très bien. Le très bien au Togo serait de voir l’Union des Forces du Changement (l’UFC) prendre le pouvoir après tant d’années de lutte infructueuse, mais il serait tout simplement bien aussi que la victoire revienne à l’opposition tout court, sans distinction aucune du parti de l’opposition qui gagne aux prochaines élections dans notre pays, l’important étant juste d’obtenir l’alternance après toutes ces années de souffrance de notre peuple.
Nous sommes aujourd’hui arrivés à un tournant de l’histoire du Togo où il y a lieu pour nos leaders politiques de l’opposition de choisir rien que ce qui est bien au profit de ce qui serait très bien pour le peuple togolais. Nous sommes à quelques jours de l’élection présidentielle et s’il est une ultime stratégie (et j’insiste sur ultime) qui pourrait encore permettre à l’opposition de remporter haut les mains cette prochaine élection, c’est de prêter attention à cette proposition solennelle que je me permets d’adresser à tous nos leaders politiques de l’opposition en vue de sauver notre pays du chaos. Le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) comme tout le monde doit le reconnaître aujourd’hui au Togo, n’est pas prêt de laisser son fauteuil, et se prépare encore à toutes les formes de fourberies pour ne pas laisser l’alternance s’établir dans notre pays le 28 février prochain. Il nous faut donc avant tout comprendre le système habituellement utilisé par ce parti pour arriver enfin à le battre à son propre jeu.
I- Expliquons donc rapidement le jeu du RPT:
- Il consiste à semer le trouble au sein de l’opposition togolaise et ensuite comme un faucon à l’affaiblir en frappant durement sur les "fortes têtes" ou les leaders de l’opposition capables de lui opposer une certaine résistance.
- Comment le RPT sème le trouble?
1 - En changeant les règles du jeu, et les lois de la constitution togolaise ou en proposant des accords "bidons" aux leaders politiques qui ensuite deviennent des formes de discordes au sein des partis politiques, ceci afin de les déstabiliser. C’est la règle du diviser pour régner. Cette règle est toute simple et a toujours fonctionné jusqu'à présent permettant la désunion complète des partis politiques de l’opposition au Togo. C’est une tactique universelle qui marcherait dans tout pays autre que le notre. L’opposition togolaise n’est donc pas bête, mais s’est laissée prendre à un jeu dont elle n’est jamais arrivée à avoir la maîtrise.
2- La "tactique du faucon" quand à elle, consiste après avoir semé la débandade dans le groupe, à s’acharner sur les proies isolées, entendez les fortes têtes du groupe pour les frapper comme un faucon de manière surprenante et inattendue, afin de les affaiblir complètement et par là, affaiblir tout le groupe si jamais la bande tentait à nouveau de se regrouper.
Actuellement la tactique vient encore d’être utilisée par le RPT dans le cas des candidats Gilchrist Olympio et Koffi Yamgnane, même si ces derniers y ont eux-mêmes fortement prêté le flanc. Cette tactique, le RPT l’a toujours utilisée et les togolais trop friands de sensations fortes et de bavardage inutiles, n’ont jamais eu les yeux nécessaires (ou la tête) pour la comprendre. Je vais juste citer ici quelques exemples pêle-mêle pour rappeler la méthode à l’esprit de mes concitoyens. Rappelons-nous l’attaque de la primature au temps de Me Joseph Kokou Koffigoh, puis les incidents de Soudou, où le RPT n’a pas hésité à sortir l’artillerie lourde contre le grand opposant d’alors: Gilchrist Olympio, puis ce furent les arrestations de Claude Ameganvi et Me Agboyibor, qui à l’époque devenaient des menaces pour le RPT. J’allais oublier l’assassinat de Tavio Amorin...
Le jeu est donc clair. Aujourd’hui l’opposition est affaiblie, car tous les candidats restant pris individuellement ne posent plus de problème sérieux au RPT, qui sait qu’ils ne pourront jamais mettre tous les dispositifs en place pour le battre ou éventuellement revendiquer leur victoire au cas où ils arriveraient à le battre. Nous devons donc reconnaître en effet cette réalité, que si même tout le Togo votait pour Jean Pierre Fabre par exemple le 28 février 2010 prochain, le RPT lui volerait facilement cette victoire en s’appuyant sur tous les précédents qui l’ont opposé à l’UFC, à savoir que le RPT est majoritaire dans le Nord du Togo et "organisateur" des élections avant tout, même si la Commission Électorale Nationale continue de clamer son "Indépendance". Le RPT sait aussi que l’UFC sans Gilchrist Olympio est complètement affaibli, et que Jean Pierre Fabre en lui-même n’est pas le leader réconciliateur et pacificateur qui pourra amener l’armée togolaise à avoir confiance et à accepter une alternance pacifique dans notre pays. Je ne vais donc pas m’étendre sur les autres candidatures, mais aller à l’essentiel en disant qu’il ne reste aujourd’hui à l’opposition togolaise qu’une dernière arme, une ultime arme qui si elle est utilisée sera imparable et d’une grande surprise pour le RPT. C’est cette stratégie que je vais me permettre d’exposer plus bas.
II- Comment arriver à battre le RPT le 28 Février 2010?
1- En usant de l’arme de la surprise et 2- En usant de l’arme de la dissuasion:
La stratégie consisterait à opposer au RPT, une opposition soudée, unie, et unique, afin d’avoir le soutien du peuple. La surprise étant le candidat auquel le RPT s’attend le moins, la dissuasion étant le peuple qui seul peut faire tomber, l’armée, les milices, bref tout le bataclan dont le RPT s’est toujours servi pour se maintenir au pouvoir.
Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) ne s’attend en effet plus à voir dans les jours à venir, l’opposition togolaise s’unir, ou faire mieux: à opposer un candidat unique de l’opposition à son favori qu’est Faure Gnassingbe.
Notons que l’appelle à une candidature unique n’a cessé à ce jour d’être lancé par le peuple en direction de nos leaders politique depuis des années, voire par les candidats eux-mêmes, et que si l’opposition togolaise arrivait à ce consensus et décidait de présenter le 28 février 2010, un seul candidat, alors le jeu serait fait et le RPT serait largement battu. Le problème a toujours été de savoir quel candidat serait l’unique, que toute l’opposition et le peuple togolais soutiendraient jusqu'à la victoire finale. Je dirais à ce propos que le RPT qui a toujours su anticiper les mouvements de l’opposition a déjà devancé les événements en éliminant le seul candidat encore bien placé jusqu'à présent pour jouer ce rôle, en la personne de Koffi Yamgnane. Son dernier recasement ne doit donc pas nous paraître comme une surprise, mais parlant justement de surprise, et comme je le disais plus haut, l’opposition togolaise doit pouvoir tirer avantage de la présente situation en utilisant la seule et ultime arme dont elle dispose encore: l’arme surprise, et dissuasive en la personne de la seule femme candidat à la présidentielle, j’ai nommé la juriste Brigitte Adjamagbo.
Pourquoi une femme et pourquoi Brigitte ADJAMAGBO?
Parce que:
- le consensus entre les membres de l’opposition ne saurait se faire sans un pacte secret qui unirait les leaders de l’opposition. L’UFC parti «majoritaire» doit pouvoir actuellement complètement changer de stratégie en renvoyant en quelque sorte, et pour une fois l’ascenseur au parti du professeur Gnininvi: la CDPA (Convention Démocratique des Peuples Africains) que représente Brigitte Adjamagbo et qui dans les élections précédentes a su faire preuve d’humilité pour s’effacer plusieurs fois au profit du soutien à une candidature unique de l’opposition face au RPT
- Mme Adjamagbo étant l’unique femme, et représentant déjà la surprise à opposer au RPT, aurait le soutien indéfectible du peuple, car même les analphabètes sauraient reconnaître sur les bulletins de vote, le candidat unique de l’opposition auquel le peuple s’attendait, et personne ne saurait le confondre avec le candidat mâle du RPT, ce qui aurait pour avantage un vote massif du peuple en sa faveur, histoire de rendre la fraude presque impossible pour le RPT. L’autre raison reste que le peuple étant l’arme secrète de l’opposition à laquelle en cas de victoire le RPT aurait toujours du mal à s’opposer, à moins de vouloir provoquer la révolution qui l’emporterait définitivement, ou faire face au risque de perdre le soutien de l’armée, de la France et de la Communauté internationale, le candidat qui aurait le support du peuple reste le mieux placé pour remporter l’élection présidentielle, et ce candidat en la personne d’une femme ne pourrait avoir qu’un soutien mondial s’il est du "sexe faible".
- Cette dame a en outre assez prouvé ses capacités de dirigeante au peuple togolais selon moi, et ne manque pas de charisme pour être la candidate «charnière» comme dirait Edem Kodjo, c’est-à-dire la personne idéale et à priori neutre, voire la dame de tous les compromis sur qui cependant le peuple pourrait compter sachant qu’elle ne se laisserait pas facilement corrompre (si vous voyez de quoi je veux parler).
Sans trop chercher à développer mes idées pour ne pas faire perdre le fil de ma pensée aux lecteurs, je lance donc un appel solennel à nos leaders politiques à ne plus perdre une seule journée des deux ou trois semaines qui nous séparent des élections, et à mettre tout leur temps à profit pour préparer l’arme ultime qui devra servir à définitivement abattre le RPT. Il ne s’agit donc plus aujourd’hui pour l’opposition togolaise de tergiverser à vouloir trouver des bases au choix du candidat unique. Nous ne sommes plus à l’heure des primaires de l’opposition, ni à la présentation du programme des partis, mais à l’heure du choix qui s’impose pour que le peuple, la seule arme contre toutes les dictatures du monde, soutienne entièrement l’opposition dans son prochain face- à- face avec ce dragon à multiples têtes qu’est le RPT. Je prierai, mieux je supplierai les candidats de l’opposition d’entrer rapidement en conclave pour:
1- désigner et présenter le candidat de leur consensus au peuple togolais en la personne de Mme Brigitte Adjamagbo,
2- se choisir un successeur (dans ce cas Jean Pierre Fabre) à cette «dame de fer» au cas où le RPT n’hésiterait pas à l’assassiner avant le 28 Février 2010, comme ce fut le cas pour Benazir Bhutto au Pakistan,
3- préparer le peuple, y compris l’armée togolaise, à réclamer sa victoire après les élections, au cas où comme d’habitude le RPT n’hésiterait pas à faire valoir ses fraudes,
4- préparer enfin un dossier secret et consensuel très clair de gestion du pays après la victoire de l’opposition, afin que les vieux démons de la division ne se réveillent pour à nouveau freiner le développement de notre pays après les élections. Il y a lieu de retenir au sein de l’opposition que l’alternance de 5 ans qui suivra la victoire de l’opposition, ne sera qu’une intermède pour mettre en place les réelles institutions du pays en vue d’une gestion démocratique future ou chaque parti politique pourrait alors jouer son véritable rôle, quitte au RPT de revenir un jour pour gouverner le Togo si c’est la volonté du peuple de le choisir. Pour le moment, tous les partis devraient s’oublier, et oublier leurs programmes, pour n’être qu’à l’écoute du peuple. Le seul programme des partis après la victoire, serait de rester uni et de rester à l’écoute de la population à travers la convocation d’assises diverses permettant au peuple de s’exprimer et de s’impliquer dans sa propre gestion et dans le développement de notre pays.
Le temps est donc trop précieux et décisif pour que nos leaders politiques le perdent en atermoiements inutiles. Le peuple togolais attend sa délivrance, et attend des leaders qu’ils servent nos désirs et non les leurs. Que ceux qui ont encore des oreilles pour entendre entendent. Seule l’histoire de notre pays nous jugera à l’heure des bilans, si jamais cette dernière opportunité qui s’offre à l’opposition togolaise n’est pas saisie au vol. Pour ma part je dis déjà: vive la candidature unique de l’opposition pour que vive enfin le Togo!
Nous sommes aujourd’hui arrivés à un tournant de l’histoire du Togo où il y a lieu pour nos leaders politiques de l’opposition de choisir rien que ce qui est bien au profit de ce qui serait très bien pour le peuple togolais. Nous sommes à quelques jours de l’élection présidentielle et s’il est une ultime stratégie (et j’insiste sur ultime) qui pourrait encore permettre à l’opposition de remporter haut les mains cette prochaine élection, c’est de prêter attention à cette proposition solennelle que je me permets d’adresser à tous nos leaders politiques de l’opposition en vue de sauver notre pays du chaos. Le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) comme tout le monde doit le reconnaître aujourd’hui au Togo, n’est pas prêt de laisser son fauteuil, et se prépare encore à toutes les formes de fourberies pour ne pas laisser l’alternance s’établir dans notre pays le 28 février prochain. Il nous faut donc avant tout comprendre le système habituellement utilisé par ce parti pour arriver enfin à le battre à son propre jeu.
I- Expliquons donc rapidement le jeu du RPT:
- Il consiste à semer le trouble au sein de l’opposition togolaise et ensuite comme un faucon à l’affaiblir en frappant durement sur les "fortes têtes" ou les leaders de l’opposition capables de lui opposer une certaine résistance.
- Comment le RPT sème le trouble?
1 - En changeant les règles du jeu, et les lois de la constitution togolaise ou en proposant des accords "bidons" aux leaders politiques qui ensuite deviennent des formes de discordes au sein des partis politiques, ceci afin de les déstabiliser. C’est la règle du diviser pour régner. Cette règle est toute simple et a toujours fonctionné jusqu'à présent permettant la désunion complète des partis politiques de l’opposition au Togo. C’est une tactique universelle qui marcherait dans tout pays autre que le notre. L’opposition togolaise n’est donc pas bête, mais s’est laissée prendre à un jeu dont elle n’est jamais arrivée à avoir la maîtrise.
2- La "tactique du faucon" quand à elle, consiste après avoir semé la débandade dans le groupe, à s’acharner sur les proies isolées, entendez les fortes têtes du groupe pour les frapper comme un faucon de manière surprenante et inattendue, afin de les affaiblir complètement et par là, affaiblir tout le groupe si jamais la bande tentait à nouveau de se regrouper.
Actuellement la tactique vient encore d’être utilisée par le RPT dans le cas des candidats Gilchrist Olympio et Koffi Yamgnane, même si ces derniers y ont eux-mêmes fortement prêté le flanc. Cette tactique, le RPT l’a toujours utilisée et les togolais trop friands de sensations fortes et de bavardage inutiles, n’ont jamais eu les yeux nécessaires (ou la tête) pour la comprendre. Je vais juste citer ici quelques exemples pêle-mêle pour rappeler la méthode à l’esprit de mes concitoyens. Rappelons-nous l’attaque de la primature au temps de Me Joseph Kokou Koffigoh, puis les incidents de Soudou, où le RPT n’a pas hésité à sortir l’artillerie lourde contre le grand opposant d’alors: Gilchrist Olympio, puis ce furent les arrestations de Claude Ameganvi et Me Agboyibor, qui à l’époque devenaient des menaces pour le RPT. J’allais oublier l’assassinat de Tavio Amorin...
Le jeu est donc clair. Aujourd’hui l’opposition est affaiblie, car tous les candidats restant pris individuellement ne posent plus de problème sérieux au RPT, qui sait qu’ils ne pourront jamais mettre tous les dispositifs en place pour le battre ou éventuellement revendiquer leur victoire au cas où ils arriveraient à le battre. Nous devons donc reconnaître en effet cette réalité, que si même tout le Togo votait pour Jean Pierre Fabre par exemple le 28 février 2010 prochain, le RPT lui volerait facilement cette victoire en s’appuyant sur tous les précédents qui l’ont opposé à l’UFC, à savoir que le RPT est majoritaire dans le Nord du Togo et "organisateur" des élections avant tout, même si la Commission Électorale Nationale continue de clamer son "Indépendance". Le RPT sait aussi que l’UFC sans Gilchrist Olympio est complètement affaibli, et que Jean Pierre Fabre en lui-même n’est pas le leader réconciliateur et pacificateur qui pourra amener l’armée togolaise à avoir confiance et à accepter une alternance pacifique dans notre pays. Je ne vais donc pas m’étendre sur les autres candidatures, mais aller à l’essentiel en disant qu’il ne reste aujourd’hui à l’opposition togolaise qu’une dernière arme, une ultime arme qui si elle est utilisée sera imparable et d’une grande surprise pour le RPT. C’est cette stratégie que je vais me permettre d’exposer plus bas.
II- Comment arriver à battre le RPT le 28 Février 2010?
1- En usant de l’arme de la surprise et 2- En usant de l’arme de la dissuasion:
La stratégie consisterait à opposer au RPT, une opposition soudée, unie, et unique, afin d’avoir le soutien du peuple. La surprise étant le candidat auquel le RPT s’attend le moins, la dissuasion étant le peuple qui seul peut faire tomber, l’armée, les milices, bref tout le bataclan dont le RPT s’est toujours servi pour se maintenir au pouvoir.
Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) ne s’attend en effet plus à voir dans les jours à venir, l’opposition togolaise s’unir, ou faire mieux: à opposer un candidat unique de l’opposition à son favori qu’est Faure Gnassingbe.
Notons que l’appelle à une candidature unique n’a cessé à ce jour d’être lancé par le peuple en direction de nos leaders politique depuis des années, voire par les candidats eux-mêmes, et que si l’opposition togolaise arrivait à ce consensus et décidait de présenter le 28 février 2010, un seul candidat, alors le jeu serait fait et le RPT serait largement battu. Le problème a toujours été de savoir quel candidat serait l’unique, que toute l’opposition et le peuple togolais soutiendraient jusqu'à la victoire finale. Je dirais à ce propos que le RPT qui a toujours su anticiper les mouvements de l’opposition a déjà devancé les événements en éliminant le seul candidat encore bien placé jusqu'à présent pour jouer ce rôle, en la personne de Koffi Yamgnane. Son dernier recasement ne doit donc pas nous paraître comme une surprise, mais parlant justement de surprise, et comme je le disais plus haut, l’opposition togolaise doit pouvoir tirer avantage de la présente situation en utilisant la seule et ultime arme dont elle dispose encore: l’arme surprise, et dissuasive en la personne de la seule femme candidat à la présidentielle, j’ai nommé la juriste Brigitte Adjamagbo.
Pourquoi une femme et pourquoi Brigitte ADJAMAGBO?
Parce que:
- le consensus entre les membres de l’opposition ne saurait se faire sans un pacte secret qui unirait les leaders de l’opposition. L’UFC parti «majoritaire» doit pouvoir actuellement complètement changer de stratégie en renvoyant en quelque sorte, et pour une fois l’ascenseur au parti du professeur Gnininvi: la CDPA (Convention Démocratique des Peuples Africains) que représente Brigitte Adjamagbo et qui dans les élections précédentes a su faire preuve d’humilité pour s’effacer plusieurs fois au profit du soutien à une candidature unique de l’opposition face au RPT
- Mme Adjamagbo étant l’unique femme, et représentant déjà la surprise à opposer au RPT, aurait le soutien indéfectible du peuple, car même les analphabètes sauraient reconnaître sur les bulletins de vote, le candidat unique de l’opposition auquel le peuple s’attendait, et personne ne saurait le confondre avec le candidat mâle du RPT, ce qui aurait pour avantage un vote massif du peuple en sa faveur, histoire de rendre la fraude presque impossible pour le RPT. L’autre raison reste que le peuple étant l’arme secrète de l’opposition à laquelle en cas de victoire le RPT aurait toujours du mal à s’opposer, à moins de vouloir provoquer la révolution qui l’emporterait définitivement, ou faire face au risque de perdre le soutien de l’armée, de la France et de la Communauté internationale, le candidat qui aurait le support du peuple reste le mieux placé pour remporter l’élection présidentielle, et ce candidat en la personne d’une femme ne pourrait avoir qu’un soutien mondial s’il est du "sexe faible".
- Cette dame a en outre assez prouvé ses capacités de dirigeante au peuple togolais selon moi, et ne manque pas de charisme pour être la candidate «charnière» comme dirait Edem Kodjo, c’est-à-dire la personne idéale et à priori neutre, voire la dame de tous les compromis sur qui cependant le peuple pourrait compter sachant qu’elle ne se laisserait pas facilement corrompre (si vous voyez de quoi je veux parler).
Sans trop chercher à développer mes idées pour ne pas faire perdre le fil de ma pensée aux lecteurs, je lance donc un appel solennel à nos leaders politiques à ne plus perdre une seule journée des deux ou trois semaines qui nous séparent des élections, et à mettre tout leur temps à profit pour préparer l’arme ultime qui devra servir à définitivement abattre le RPT. Il ne s’agit donc plus aujourd’hui pour l’opposition togolaise de tergiverser à vouloir trouver des bases au choix du candidat unique. Nous ne sommes plus à l’heure des primaires de l’opposition, ni à la présentation du programme des partis, mais à l’heure du choix qui s’impose pour que le peuple, la seule arme contre toutes les dictatures du monde, soutienne entièrement l’opposition dans son prochain face- à- face avec ce dragon à multiples têtes qu’est le RPT. Je prierai, mieux je supplierai les candidats de l’opposition d’entrer rapidement en conclave pour:
1- désigner et présenter le candidat de leur consensus au peuple togolais en la personne de Mme Brigitte Adjamagbo,
2- se choisir un successeur (dans ce cas Jean Pierre Fabre) à cette «dame de fer» au cas où le RPT n’hésiterait pas à l’assassiner avant le 28 Février 2010, comme ce fut le cas pour Benazir Bhutto au Pakistan,
3- préparer le peuple, y compris l’armée togolaise, à réclamer sa victoire après les élections, au cas où comme d’habitude le RPT n’hésiterait pas à faire valoir ses fraudes,
4- préparer enfin un dossier secret et consensuel très clair de gestion du pays après la victoire de l’opposition, afin que les vieux démons de la division ne se réveillent pour à nouveau freiner le développement de notre pays après les élections. Il y a lieu de retenir au sein de l’opposition que l’alternance de 5 ans qui suivra la victoire de l’opposition, ne sera qu’une intermède pour mettre en place les réelles institutions du pays en vue d’une gestion démocratique future ou chaque parti politique pourrait alors jouer son véritable rôle, quitte au RPT de revenir un jour pour gouverner le Togo si c’est la volonté du peuple de le choisir. Pour le moment, tous les partis devraient s’oublier, et oublier leurs programmes, pour n’être qu’à l’écoute du peuple. Le seul programme des partis après la victoire, serait de rester uni et de rester à l’écoute de la population à travers la convocation d’assises diverses permettant au peuple de s’exprimer et de s’impliquer dans sa propre gestion et dans le développement de notre pays.
Le temps est donc trop précieux et décisif pour que nos leaders politiques le perdent en atermoiements inutiles. Le peuple togolais attend sa délivrance, et attend des leaders qu’ils servent nos désirs et non les leurs. Que ceux qui ont encore des oreilles pour entendre entendent. Seule l’histoire de notre pays nous jugera à l’heure des bilans, si jamais cette dernière opportunité qui s’offre à l’opposition togolaise n’est pas saisie au vol. Pour ma part je dis déjà: vive la candidature unique de l’opposition pour que vive enfin le Togo!
Tuesday, January 12, 2010
La Paix et la Réconciliation, ou la Mort!
Les Togolais aspirent-ils à la violence ou à la paix après toutes ces années de descente en enfer que connaît notre pays depuis le soulèvement du 5 Octobre 1990 ? Je laisse à chacun de répondre à cette question, mais pour ma part, la réponse est claire...
Lorsque nous nous retrouvons comme un seul peuple pour un deuil national suite au crime commis sur nos joueurs de football tombés dans un guet-apens en Angola le vendredi 08 Janvier 2010; lorsque du Nord au sud de notre pays, tout le peuple se retrouve pour commenter la participation ou non des togolais à la Coupe d’Afrique des Nations ; lorsque la mort d’un artiste (j’ai nommé Paul AHYI) met le drapeau de notre pays en berne dans nos cœurs et arrive à ravir la vedette à une marche de protestation pacifique de l’opposition, je dis que les togolais préfèrent désormais redescendre sur terre, se regarder dans les yeux, et y lire de la fraternité et de l’amour plutôt que de la haine, de la violence, ou de la destruction. Nous sommes un peuple pacifique par essence, que l’on soit kabyè, Moba, Ana, Tchokossi, Ewe, ou tout ce que vous voulez. Le Togolais n’a jamais vraiment aspiré à faire la guerre ni aux étrangers, ni à un quelconque pays, ni même la guerre civile. Il est donc temps pour nous de renouer avec notre nature propre et profonde si nous voulons faire quelque chose de concret et de potable pour notre pays. Ceux qui par des manipulations politiques ont cherché ou continuent de chercher à diviser notre pays (je parle ici de la classe politique togolaise dans son ensemble : Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), comme tout autre parti qui se croit opposé au RPT), doivent reconnaître qu’ils font tous la même erreur, et qu’ils ne pourront jamais gagner leur lutte pour le pouvoir, s’ils ne cherchent pas avant tout à unir les togolais plutôt que de continuer à les diviser, s’ils ne cherchent pas à mettre le peuple de leur côté.
Lorsque j’avais appris que les joueurs de notre équipes nationale de football (les Eperviers), avaient été agressés, mon sang n’avait fait qu’un tour dans mes veines, je serai prêt à me porter volontaire et à partir au combat sans regarder derrière moi si l’armée togolaise devrait allé en Angola pour en découdre avec les rebelles. Peu importe pour moi de savoir si nos joueurs morts étaient du Nord, du sud, de l’Est ou de l’Ouest du Togo. J’irai volontiers mourir dans la Cabinda (Angola) pour venger l’honneur de notre patrie. Mais quand j’y repense bien, je me rends compte aussi que c’est juste mon instinct de nationaliste qui parle. N’est-ce pas que cet acte des rebelles est tout simplement un acte délibéré de gens à qui il n’est pas donné de parler autrement que par la violence ? Un peuple spolié, qui aurait pris les armes pour exprimer sa frustration. Leur combat est-il si différent du même combat que nous n’arrivons pas à mener au Togo pour libérer notre population du joug de la dictature dont nous sommes les esclaves depuis notre soit disant Indépendance et la mort du premier Chef d’Etat démocratiquement élu dans notre pays ? Cet instinct cependant devrait animer (je veux le croire) tous les dignes fils du Togo, et c’est ce qui certainement amène notre population à oublier tant soit peu la politique pour ne parler que de football. Je suis cependant ulcéré de lire le commentaire de nos hommes politiques sur cet événement malheureux qui frappe le Togo. L’Opposition togolaise par exemple a-t-elle eu seulement du respect pour nos morts, elle dont les leaders politiques déclarent avoir appris l’événement le vendredi, mais n’ont pas daigné surseoir à leur marche de protestation du samedi ne serait-ce que par respect pour nos morts. Et quand je vois qu’ils se cherchent des boucs émissaires et accusent par exemple le parti au pouvoir de mauvaise gestion de la situation comme si une fois au pouvoir ils sauraient faire mieux face à des rebelles qui se battent dans leur propre pays, eux qui n’arrivent même pas à s’opposer avec les armes aux simples milices du RPT et doivent se cacher derrière des enfants aux mains nus à chaque fois qu’ils se font contredire à leurs soit disant négociations de Ouaga, quelle honte !
Si seulement nous pouvons enfin voir au travers du voile, si seulement les togolais pouvaient saisir ces instants de recueillement pour revenir à la raison et comprendre que nous ne sommes qu’un seul et même peuple, plutôt que de s’accuser mutuellement pour des fins électoralistes. Si seulement nos politiciens pouvaient prendre quelques secondes pour faire un silence en eux-mêmes et entendre enfin la voix du peuple qui continue de crier qu’il est temps de faire la paix et nous réconcilier avec nous-mêmes.
Si j’étais du RPT, je crois que le moment serait venu pour mon parti de prendre une seule résolution, à savoir: que l’élection présidentielle du 28 février 2010, soit pour une fois transparente et sans violence, quitte au meilleur de gagner et cela en mémoire de tous les togolais morts pour que notre pays soit un jour libre et uni. Et si j’étais de l’opposition, je penserai à adopter la seule et unique stratégie que demande le peuple togolais pour me donner son soutien, à savoir : présenter à la prochaine élection présidentielle, un seul candidat de l’opposition un seul véritable représentant du peuple. Les togolais pourraient ainsi aller voter avec assurance, aller défier et battre le RPT une bonne fois pour toute, et voir survenir l’alternance que nous espérons tous, ou mourir enfin avec fierté pour ce changement tant souhaité. La paix n’est pas seulement un mot, c’est comme le disait feu Président Houphouët Boigny : - un comportement !
Pourquoi pour une fois, le parti de l’opposition qui se considérerait comme le plus grand du Togo, ne serait pas aussi le plus humble et le parti unificateur? Ce parti qui décidera d’unir tous les opposants et acceptera de céder sa place de première classe au dernier des opposants par exemple, soit au plus petit des partis de l’opposition voire carrément à un candidat indépendant inconnu jusqu’ici, mais choisi et oint par toute l’opposition et présenté au peuple comme tel… Je ne suis malheureusement ni du parti au pouvoir, ni de l’opposition, pour avoir de l’influence sur les chefs de partis, même si je reste définitivement et résolument uniquement du côté du peuple. Comme toujours, personne ne m’écoutera probablement pas cette fois-ci encore et pire, beaucoup me traiteront certainement encore de lunatique, d’illuminé voire de simple rêveur et que sais-je encore.Mais je continuerai de dire qu'il est temps pour les togolais de savoir se faire plus sérieux, car lorsqu’on sait que les choses les plus difficiles au monde commencent avec un simple déclic, un petit commencement, ou l’idée du dernier des fous du village, il vaut mieux pour nos hommes politiques de commencer par écouter les sans voix comme ma modeste personne. N’est-ce pas qu’il a fallu un enfant né dans une bergerie pour faire de Jésus Christ le fils de Dieu ? La forêt vierge ne serait-elle pas peuplée de grands arbres dont personne n’a jamais vu les graines? Et n’est-ce- pas qu’il ne faut qu’une petite poussée sur un bouton aujourd’hui, pour déclencher la bombe nucléaire qui fera partir le monde entier en fumée ?
J’appelle de nouveau solennellement les togolais pendant qu’il est encore temps avant la prochaine élection présidentielle dans notre pays à mieux réfléchir notre situation politique actuelle et à commencer par poser des actes qui nous unissent plutôt qu’ils nous divisent. Il est temps d’organiser des marches, non pas pour perdre le temps à demander des élections à deux ou dix tours, mais pour tout simplement demander l’unité du Togo à travers une alternance pacifique et historique. S’il faille encore mourir au Togo, que cela soit pour l’unité de notre pays. Je serai alors très certainement parmi le peuple, lorsqu’il s’agira de marcher comme un seul homme pour crier haut et fort à nos leaders politiques : la Paix et la Réconciliation pour le Togo, ou la Mort!
Subscribe to:
Posts (Atom)