Monday, May 22, 2006
LE TOGO COMME IL VA
«Un an après les violences qui ont émaillé l'élection présidentielle d'avril 2005 où la répression a fait selon les Nations unies de 400 à 500 morts et des milliers de blessés, les plaintes s'accumulent au siège du CACIT, le Collectif des associations contre l'impunité au Togo, qui a déjà enregistré 300 plaintes.»
Un article a lire sur:
http://rfi.fr/actufr/articles/077/article_43875.asp
Sunday, May 07, 2006
PORTRAIT D'UN COLONEL


La mort du Colonel, le peintre que je suis l’avais appris en 1993 comme toute la population togolaise à l’époque, mais en 2003 j’avais été très intrigué par les photos et l’histoire que j’apprenais sur ce soldat. Cela m’avait fait perdre l’appétit pendant des jours, et quand ensuite j'avais voulu reproduire son portrait comme je l’avais ressenti, je n'ai jamais pu revoir que la part animale en l'Homme.
La bête sauvage n’use de sa férocité que pour défendre son territoire ou sauver sa vie. Le lion ou les oiseaux rapaces n’attaquent que pour se nourrir ou défendre leur territoire. Même le serpent ne mord que quand il se sent menacé, mais l’homme lui, peut tuer de sang froid son prochain juste pour de l’argent ou pour satisfaire son plaisir ou celui d’un autre homme qui le lui commande, et c’est ce que je ne comprends pas.
Il doit y avoir en l’homme pire que l’animal. Je n’ai pas pu m’abstenir d’utiliser la couleur rouge pour symboliser tout ce sang inutile qui a coulé. Dans mes touches noires et grises, j’ai noyé mon amertume et ma vaine démarche pour comprendre l’incompréhensible. Depuis 2003 que je l’ai rangé, je ne suis pas arrivé à signer ce tableau. Nous sommes en 2006 et il garde toujours pour moi un goût d’inachevé, celui de la vérité qui doit un jour être dit au peuple togolais sur la mort de tous les fils de notre nation abattus sans raison, et sans que jamais aucune enquête n’aboutisse.
Vous parlez de réconciliation et de réhabilitation ?
Vous me dites que des rues à Lomé ont été dénommées ?
Je crois que cela sent le mensonge, oui certainement…cela sent le mensonge.
Vous voulez des preuves?
Jetez seulement un coup d'oeil sur l'organisation du 27 avril 2006 au Togo et priez pour nos morts, qui certainement continuent de se retourner dans leurs tombes.
COLONEL TEPE DORS EN PAIX

Quant au poème suivant rédigé par un groupe de soldat des Forces Armées du Togo, et publié par « Ibanou » le 3 mai 1993, il nous en dit plus long sur ce massacre de la famille TEPE.
Son titre :
COLONEL TEPE, DORS EN PAIX
Par un matin maudit, tu as rejoint tes ancêtres au fond de la vallée
Par un matin maudit, tu as quitte des hommes médiocres que tu commandais
Par un matin maudit, tu as rejoint le Général AMEYI que tu avais installe
Sur la route du grand voyage une heure plus tôt
Par un matin maudit, des chasseurs de lézards t’ont fracasse le crâne
Et expose ton corps au soleil accablant
Par un matin maudit, des mangeurs de lézards et de souris ont fracassé
Le crâne de tes fils et ton neveu
Par un maudit matin des hommes qui ne comprendront jamais rien
Ont endeuille ton WOAME natal
Par un matin maudit, tu es parti au ciel
Laissant sur terre, le « dieu de la terre »
Et ses petits Satan repus de sang
Par un matin béni, tu es parti comme tu es venu :
Elégant, rasé, réfléchi, beau, et intègre
Des qualités qui faisaient pâlir de jalousie ceux qui ne savent
Que chasser la souris, le lézard… et les hommes.
Par un groupe de soldats des FAT
(publie par Ibanou le 3 mai 1993)
UN RESCAPE DE LA MORT RACONTE

Photo de Blewussi Koffi TEPE, Robert TEPE et Paul TEPE

Voici dans la correspondance que j’ai pu avoir avec F.U. un rescapé de ce massacre quelques lignes qui m’ont coupé l’appétit pendant trois jours :
« Pour la première fois je suis décidé à faire connaître au public du Monde entier une partie des atrocités commises au camp RIT dans la journée du25 Mars 1993. Les six photos représentent les 4 corps de la famille Tépé dont le Colonel, deux des ses fils et son neveu. Le Colonel Tépé aeu la tête écrasée par une brique tandis que les enfants et neveu ontété égorgés par les soldats kabyè. Dans leur rage l'un des assassins a bule sang du colonel car disait-il qu'il avait appris que le Colonel était spirituellement très puissant. Aujourd'hui les anciens idéologues du parti des assassins (le RPT)veulent nous faire croire qu'ils sont les hommes de la situation etqu'ils veulent libérer le peuple qu'ils ont aide à meurtrir.F.U.Un rescape de la purification ethnique du 25 au 27 Mars 1993. »
“RECONCILIATION ET REJOUISSANCE” DANS LE SANG PUR

“RECONCILIATION ET REJOUISSANCE” DANS LE SANG PUR
Le titre n’est pas de moi, mais du journal « Ibanou express » un hebdomadaire Togolais d’Information Libre et Indépendant qui dans sa parution numéro 44 du 3 au 9 mai 1993 en faisait sa première page, parlant du 27 avril 1993. L’article était de Atchou Outcha et revenait sur la purification de l’armée du Général Eyadéma entre le 25 et le 27 mars 1993, qui fut marqué par l’assassinat du Colonel TEPE, de ses fils et d'un de ses neveux Blewussi Paul, et Robert TEPE.
Voici dans la correspondance que j’ai pu avoir avec F.U. un rescapé de ce massacre quelques lignes qui m’ont coupé l’appétit pendant trois jours :
« Pour la première fois je suis décidé à faire connaître au public du Monde entier une partie des atrocités commises au camp RIT dans la journée du 25 Mars 1993. Les six photos représentent les 4 corps de la famille Tépé dont le Colonel, deux de ses fils et son neveu. Le Colonel Tépé a eu la tête écrasée par une brique tandis que les enfants et neveu ont été égorgés par les soldats kabyè. Dans leur rage l'un des assassins a bu le sang du colonel car disait-il, qu'il avait appris que le Colonel était spirituellement très puissant. Aujourd'hui les anciens idéologues du parti des assassins (le RPT)veulent nous faire croire qu'ils sont les hommes de la situation et qu'ils veulent libérer le peuple qu'ils ont aide à meurtrir.
F.U. Un rescape de la purification ethnique du 25 au 27 Mars 1993. »
Sunday, April 09, 2006
CRIME GRATUIT

Dead Eve- Morte Eve:
La technique d’approche de mes toiles n’est pas la même dans toutes mes oeuvres. Dans “Morte Eve” je suis parti d’un article du journal togolais “Forum Hebdo” publié le vendredi 23 octobre 1992 et signé par K.R.C.
L’histoire:
Elle se passe à la frontière entre le Togo et le Ghana à Aflao. Ce mercredi 21 octobre 1992, la frontière est restée fermée entre le Togo et le Ghana et ne s’ouvrira pas avant 6h00 du matin. Nous sommes en plein processus démocratique, et Eyadéma le feu président togolais fait tout pour se maintenir à la tête du pays. Pour sa sécurité, les militaires sont dans toutes les rues et surtout aux frontières. Mr KLU Sawomekpo Thomas de nationalité togolaise est contraint de passer la nuit en territoire ghanéen où réside sa femme AYIVON Atsupi, parce que surpris la veille par la fermeture de la frontière. Ce matin il décide de rentrer tôt au Togo pour s’occuper de ses autres enfants avant leur départ pour l’école. Il n’était probablement pas encore 6H00 du matin, mais il y a longtemps que le jour a pointé à l’horizon quand ensemble Thomas, avec Atsupi sa femme et son beau frère AYIVON Koffi passent devant les postes ghanéens sans difficulté aucune. A peine ont ils pénétré en territoire togolais cependant, que des rafales de fusil mitrailleur ont claqué dans le petit jour. Seul le beau frère eut le réflexe de retourner sur ses pas. Le mari et sa femme n’ont pas eu le temps de réaliser ce qui leur arrivait. Atsupi encore nourrice en ce moment sera mortellement atteinte au cou et dans plusieurs autres parties du corps. Le fusil crépita de nouveau derrière le beau frère qui sera rattrapé par une balle et finira sa course dans le “no man’s land” Ses derniers mots selon les témoins auraient été « Elan lem, evo nam » (en Mina : « La bête a eu raison de moi, je suis fini »). Le tireur pour bien finir sa tâche viendra se saisir de son corps pour le traîner en territoire togolais. Il était environ 5h30 du matin. Un crime gratuit sur trois personnes venait d’être commis de plus par les hommes de main d’Eyadéma.
Ce qui a touché l’Artiste que je suis:
C’est la mort d’Atsupi, une nourrice, une femme, une mère, une soeur.
J’y ai vu un crime contre la Femme, voire contre l’humanité toute entière. Une mère, et en plus une nourrice qui meurt en laissant derrière elle des enfants, c’est d’autres vies qui s’arrêtent.
Nos mères sont les sources de nos vies. Non seulement elles nous donnent la vie, elles entretiennent aussi cette vie. Combien peut être criminel, celui qui prend de force une telle vie ? La vie d’une femme, la vie d’une nourrice ?
Quelqu’un me dira que le meurtrier ne pouvait pas savoir qu’Atsupi donnait le sein encore à l’époque à un bébé. Mais je dis que parce que toutes les femmes portent un sein et sont la moule de la vie où nous sommes coulés, aucun crime n’est excusable sur la femme…c’est une vision d’artiste c’est vrai, mais c’est ma vision.

L’image et son écriture:
Je prends donc le journal, je lis l’article, je regarde les photos. Les images grouillent dans ma tête d’artiste. J’imagine des choses, j’imagine le sang et je vois du rouge. J’imagine la peur et je pense à une couleur noire. Je suis tout triste et j’ai le "bleu", je mélange sans le savoir du gris à du bleu indigo quand je commence ma composition. Mon esquisse est née dans ma tête alors que j’étais devant mon écran d’ordinateur, d’où mes premières touches réalisées directement avec un programme de peinture à partir de la photo que je venais de scanner. Le jour où je me décide enfin à peindre pour de vrai mon tableau j’ajoute ou je retire des couleurs suivant mon humeur. Je redonne une dimension de liberté à Atsupi, et par transcendance à la Femme en général, c’est-à-dire à Eve, car c’est a elle que je pense, d’où le titre de mon tableau : " Morte Eve". C’est la femme assassinée ! Oui, je ne sais pas pour quelle raison j’ai oublié complètement Adam. Peut être est ce à cause de Koffi le beau frère, car je n’ai pas su choisir entre lui et Thomas le mari. Non, c’est peut être à cause de l’assassin, car il était lui aussi un homme. Cela me faisait trop d’hommes, trop d’Adam. Mais Atsupi, elle, je n’arriverais jamais à l’oublier. Quel homme d’ailleurs pourrait facilement oublier sa mère, celle qui non seulement lui a donné naissance et ensuite ses seins à téter? Devant ma toile, je me donne toutes les libertés possibles. Je peux laisser mon pinceau et travailler avec mes doigts. C’est ma technique, celle de l’incertain. C’est ma conception de la liberté et donc aussi de la liberté dans la peinture. C’est l’"Incertitudisme ". Mon but est d’arriver à libérer ma tête de l’horreur de cette histoire et en me libérant moi-même, rendre aussi la liberté à toutes les femmes du monde, forcées de subir la “bêtise humaine”. Les femmes abusivement mis en prison, les femmes violées, les femmes abandonnées à leurs douleurs au moment de faire des enfants, dans nos hôpitaux qui manquent de moyen à cause de nos dirigeants politiques (qui déploient tous les moyens autour de leur sécurité et de leur vie personnelle, plutôt que pour la santé de la population)… etc. Je me libère de tous les instincts de bête sauvage qui quelque part cachés en moi pourraient un jour m’amener à porter ne serait-ce que la main sur une femme. Et je me dis Non, jamais, jamais de la vie, jamais une femme ne doit souffrir à cause de moi.

Annexe:
Dead Eve/ Morte Eve (Un poème en honneur de nos mères):
O mother,
O sister,
O Eve of the whole universe.
How can those people promised to keep me alive,
When they can shoot a woman, a lady, the source of my life? (This poem is to be continued and is in honor for our mothers)
O mère,
O soeur,
O Eve de tout l’univers.
Comment peuvent-ils me promettre la vie à moi,
Ceux-la qui sont capables de tirer sur une femme, une dame, la source de ma vie?
(A compléter)
Friday, March 10, 2006
RAPPORT 2005 SUR LES DROITS HUMAINS AU TOGO
Country Reports on Human Rights Practices - 2005
http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2005/61597.htm
Sunday, February 26, 2006
PORTRAIT


Rosa Parks:
… C’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles.
Rosa Parks est noire et vit à Montgomery en Alabama (Etats-Unis d’Amérique). Nous sommes en 1955. Comme tous les hommes et toutes les femmes de cette époque-là, elle se doit tous les jours d’affronter les horreurs de la ségrégation du fait de sa race.
Ce matin, Rosa Parks brise un tabou : elle refuse de céder sa place à un blanc comme l’exige la loi de l’époque en Alabama. La police de l’Etat d’Alabama l’arrête la juge et la condamne à payer 15 dollars américains.
La communauté noire de l’Etat oppose un mouvement d’une ampleur sans précédent à la discrimination. Les noirs se mobilisent dans un mouvement de contestation de cette loi et vont plus loin en boycottant les transports en commun. Le mouvement s’étend à tout le pays et inspire de nombreux combattants de la liberté dont Martin Luther King Junior… Ils rentrent dans la danse et obtiennent la suppression de la la ségrégation dans les transports publics en Alabama.
Rosa Parks a reçu la plus haute distinction du gouvernement de Bill Clinton pour son combat pour les droits civiques. Elle est décédée le 24 octobre 2005 dernier.
Dossouvi Hilaire Logo
Tuesday, February 21, 2006
ACTUALITE

1-Images des récentes violences d'Agamé (République du Bénin)http://www.diastode.org/Nouvelles/nouvelle2269.html#haut
2-Les réfugiés désertent le camp d'Agamé après de violents heurts avec les villageois(IRIN, Cotonou, Bénin, 17 février 2006)Pour lire l'article, priere visiter:http://www.diastode.org/Nouvelles/nouvelle2267.html
Ou encore:http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=6738&SelectRegion=Afrique_de_l
Thursday, February 16, 2006
TOGO EN QU@RANTAINE: SYNTHESE DE PARCOURS ET PERSPECTIVE 2006

TOGO EN QU@RANTAINE:
SYNTHESE DE PARCOURS ET PERSPECTIVE 2006
www.togoenquarantaine.org
SYNTHESE DE PARCOURS :
Le projet « Togo en qu@rantaine » ou « Togo in qu@rantine » (en Anglais) a commencé par un appel via le web de son initiateur, aux détenteurs d’informations (documents écrits, photos…) sur la situation des droits humains au Togo sur la période allant du 13 janvier 1963 au 30 Novembre 2003. Ce projet était conçu pour présenter en images (peintures), l’histoire de togolais ayant été abusés dans leurs droits, par le régime dictatorial du feu Président Gnassingbé Eyadéma. Le montant global de l’exécution de la quarantaine de toiles symbolisant quarante années d’abus et l’isolement (mise en quarantaine) du régime en place était estimé à Dix neuf mille deux cents trente-huit ($ 19,238) dollars US, et comprenait l’exécution de la quarantaine d’œuvres, les cadres en bois devant servir à leur présentation au cours des différentes expositions, la location des salles d’exposition au cours des tournées, le transport des œuvres, l’organisation des vernissages, la réalisation des cartes d’invitation aux personnalités visées par le projet, la médiatisation etc.
Une demande de contribution a été donc lancée à toutes les bonnes volontés, et aujourd’hui nous pouvons remercier :
- la Diaspora Togolaise pour la Démocratie et le Développement (Diastode) au Canada pour son soutien moral apporté au projet
- le groupe 211 d’Amnesty International à Capitol-Hill aux Etats-Unis pour nous avoir gracieusement accordé les salles de présentation des expositions qui se sont déroulées à Washington D.C et à l’Université de Maryland
- le North American Convention for Togo (NACT) pour son soutien moral et sa contribution de Deux cents ($200) dollars US lors de sa VI è Convention tenue en 2004
- toutes les personnes (dont nous tenons à garder l’anonymat) qui nous ont envoyé des articles et photos, ou nous ont apporté leur appui moral et donné des conseils pour la réussite du projet.
Nous rappelons que l’objectif de « Togo en qu@rantaine » était de constituer une archive imagée et inédite des atrocités relevées dans notre pays entre 1963 et 2003, dénonçant ainsi l’arbitraire et la terreur dans lequel vit la population sous le règne du feu dictateur Eyadéma. Les tableaux présentés sont des toiles peintes dans un style et une technique propre à l’artiste et dénommé « Incertitudisme ». La quarantaine d’œuvres devrait être la reprise d’une quarantaine d’histoires de togolais abusés dans leurs droits. Les toiles de dimensions 43cm x 53cm sont peintes soit à l’huile ou à l’acrylique.
Prévue pour être itinérante, l’exposition devait débuter à Washington D.C et continuer sur les grandes villes des Etats-Unis, du Canada, puis de l’Europe, à savoir la France, la Belgique et l’Allemagne.
Aujourd’hui le bilan reste positif, même si l’initiateur est resté le principal bailleur de fonds, d’où la lenteur dans les tournées, ce qui en fait est tout aussi positif, le projet étant devenu plus que jamais d’actualité à cause des derniers événements politiques survenus au Togo depuis la mort d’Eyadéma le 05 février 2005.
« Togo en qu@rantaine » a pu être présenté :
- le 08 juin 2004 à Washington D.C. au Vision théâtre grâce au groupe 211 d’Amnesty International, Capitol-Hill
- du 16 au 17 juillet 2004 à la VIè Convention du NACT (North American Convention for Togo)
- du 12 au 14 Novembre 2004 à l’Universite de Maryland au cours de la Conférence Régionale d’Amnesty International- USA
- le 24 mars 2005 à l’American University au Wechsler Théâtre au cours d’une projection de film sur la situation des droits de l’Homme en Birmanie par le groupe 211 d’Amnesty International de Capitol-Hill
- du 11 au 12 juin 2005 au cours des Etats- généraux de la Diaspora Togolaise aux Etats-Unis
- et le 18 juin 2005 à l’Université de Montréal (Canada), sur invitation du CTC (Communauté Togolaise au Canada) au cours de la présentation du livre : « Le Togo, de l’esclavage au libéralisme mafieux », par l’Ethnologue Suisse Gilles Labarthe.
PERSPECTIVE 2006 :
L’observation personnelle que nous pouvons faire est qu’en général, le projet a toujours été bien accueilli et souvent suscité une prise de conscience par le public du non- respect des droits humains par les autorités togolaises. Nous comptons donc continuer les tournées en Europe, voire aussi dans certains pays d’Afrique. « Togo en qu@rantaine » a largement dépassé toutefois le cadre des quarante années de dictature au Togo, car le problème des abus en matière de droits humain a pris une autre tournure avec les récents événements survenus au Togo depuis la mort du Général Gnassingbé Eyadéma et l’élection présidentielle qui a suivi le 24 avril 2005 et qui a fait prêt de 40 000 réfugies et des centaines de morts.
Nous comptons donc aujourd’hui aller plus loin dans nos ambitions, à savoir :
1- recueillir plus d’informations sur les abus organisés par le nouveau régime en place au Togo, en matière des droits humains
2- constituer une archive qui servira de mémoire et de conscience aux générations futures afin que les violences actuelles ne se répètent plus dans notre pays
3- Ouvrir un dossier sur la base des preuves recueillies, en vue de pouvoir porter plainte contre les autorités togolaises, qui continuent actuellement d’entretenir la terreur, les meurtres, les arrestations arbitraires, les tortures et autres abus contre notre population.
Nous lançons à nouveau un appel à tous les togolais désireux de participer à la réalisation de ce second volet du projet « Togo en qu@rantaine » à nous envoyer : leurs propositions, témoignages, documents écrits, photos et autres contribution.
Toutes les informations seront tenues secrètes et traitées avec toute la rigueur et l’éthique qui se doit.
Pour envoyer un document, avoir plus de renseignements ou entrer en contact avec les organisateurs du projet, prière écrire, via le courriel :
-panaturefr@yahoo.fr
Pour entrer directement en contact avec Kouassi KLOUSSE, l’Artiste Initiateur du projet « Togo en qu@rantaine », veuillez laisser vos coordonnés avec la messagerie au numéro de téléphone : (USA)-301-495-5543.
TOGO IN QU@RANTINE


Togo in Qu@rantine
An Artist’s View on the Situation of Human Rights
in the Republic of Togo
Introduction:
Togo in Quarantine is an exhibit of committed art portraying the appalling status of human rights abuses in Togo since the assassination of the country’s Father of independence, Sylvanus Olympio, on January 13, 1963, and the arrests that followed the June’s presidential elections in 2003. The exhibit is the view of artist, Kouassi Kloussé, who in a visual survey, presents Togo’s human rights record during that 40-year period and its current isolation or quarantine by the international community.
Origin:
The exhibit is a project supported by the Togolese Diaspora for Democracy and Development, known by its French acronym Diastode: (www.diastode.org )
Objective:
The purpose of the exhibit is to offer a visual portrait of the ongoing cruel and harsh atrocities the Togolese people have had to endure for 40 years under the dictatorship of General Gnassingbé Eyadéma, Africa’s longest-ruling dictator.
The Exhibit:
The exhibit presents a collection of paintings in a style the artist calls “the art of uncertainty” or “Incertitudism”, with its roots in realism but, as he says, an art that lies “midstream between realism and abstraction.” Painting in either acrylics or oils, Kloussé takes his inspiration from the suffering and ravages personally witnessed in his native land or that others from the Diaspora have documented for him. In addition, the exhibit includes drawings, photographs and printed testimonials of the country’s long-standing human rights abuses
The exhibit opens in N.W, Washington DC at the “Vision Theater” 1927 Florida avenue with the support of the Amnesty International group 211 of Capitol Hill this 8th May 2004, and is planned to move on to other U.S and Canadian cities. Plans also are underway for the show to travel to Belgium, France and Germany, countries with large communities of Togolese exiles.
The Artist:
Pierre-Bernard Kouassi Kloussé was born in Togo in 1963. After completing advanced studies in design, he began his career as a building designer in Togo’s capital, Lomé, before fleeing to the United States in 2001. His work has been exhibited in numerous shows: the American Cultural Center in Lomé, the French Cultural Center in Cotonou, Republic of Benin and at the National Museum of Niger. He currently resides in Washington, DC.
Contacts:
For sponsoring or any question about the project, write to the Artist Kouassi Kloussé at: panaturefr@yahoo.fr /or phone ( USA) 301-495-5543
NOTA:
Exhibitions since 2004:
- 08 June 2004 in Washington D.C. at “Vision theater” with the help of the group211 of Amnesty International, Capitol-Hill
- from 16 to 17 July 2004 at the VI Convention of NACT (North American Convention for Togo)
- 12 – 14th November 2004 at the University of Maryland at the Regional Conference of Amnesty International- USA
- 24 mars 2005 American University (Wechsler Theater) with the
group 211 of Amnesty International of Capitol-Hill
- 11 to 12th June 2005 at the meeting of Togolese in USA :
« Etats- généraux de la Diaspora Togolaise aux Etats-Unis »
- 18 June 2005 at the University of Montreal (Canada), when invited by the CTC (Communauté Togolaise au Canada) during a Conference by Gilles labarthe, author of: « Le Togo, de l’esclavage au libéralisme mafieux ».
CORRESPONDANCES
Je suis très content de vous voir fermement engagé dans la lutte contre l’impunité dans notre pays le Togo, et aussi suis-je impressionné par ton projet de lutte pour réinstaller la conscience de ceux ou celles qui sont ennemis des droits humains au Togo voire peut-être dans notre monde. Pourtant après une lecture réfléchie du message de ton blog, je me retrouve devant une multitude de questions qui méritent d’être posées à ton projet d’exposition. Je garde pour le moment la plupart d’elles, mais permets-moi de te demander tout au moins celles-ci :
-penses-tu que dans tout le règne du régime du feu Gnassingbé pendant 38ans, il n’y a eu aucune action éclatante encourageant les droits humains qu’on pourrait exposer dans ton projet ?
-Pourquoi tu te limites seulement à la publication ou à l’exposition des images tortures ou autres pouvant apporter atteinte aux régimes qui sont en train de passer au Togo ?
-Pourquoi ne penses-tu pas remonter aux temps du premier président togolais en vue de chercher quelques uns de ses archives de tortures ou d’actes contraires aux droits de l’Homme ? Penses-tu que c’est un Président vierge de mauvais actes ?
-Pourquoi ne cherches-tu pas aujourd’hui à te documenter sur les images de certaines atrocités commises par certains politiciens du côté de l’opposition aussi, ou encore de certaines têtes de la jeunesse d’un parti de l’opposition par exemple ?
J’aime bien des débats contradictoires qui ont très souvent le sens de faire jaillir les vérités. Je hais catégoriquement le débat à sens unique, la haine, l’intolérance dans les recherches des voies et moyens pour lutter contre la dictature. La démocratie a sa définition qui laisse toujours penser. J’aimerais une fois encore, même si je l’avais fais une fois déjà discuter de vive voix avec le porte parole de ce projet qui m’intéresse tant. Mais avant d’en arriver là, j’attends avec patience les réponses pertinentes à mes questions. Merci pour tous vos écrits sur diastode.org aussi. BIENTOT LA VICTOIRE...
EMMANUEL C. NORTH CAROLINA EN CHARLOTTE…
Bonjour Emmanuel.
Tu croiras peut être me surprendre avec tes questions. Eh bien non!
C'est justement pour approfondir ces genres de réflexion que nous appelons à des critiques du projet "Togo en qu@rantaine" sur notre blog. "Togo en qu@rantaine" comme sont nom le dit ne s'étend pour le moment que sur la quarantaine d'années couvertes par le régime Eyadéma. C'était la réponse à une question personnelle de l'initiateur qui devait loin de son pays fêter son anniversaire, (ses quarante ans en 2003) et qui se demandait ce qu'il dirait à son fils et aux autres enfants togolais si ceux -ci venaient à lui demander ce qu'il a fait de toutes ses années sans pouvoir enrayer la dictature du feu Président de la République Togolaise. Eh bien voyez-vous nous autres n'avons pas connu Sylvanus Olympio pour pouvoir vraiment le juger, mais nous avons bien connu Eyadéma car son règne a bien couvert notre génération. Le projet aujourd'hui comme nous le disons sur le blog, dépasse désormais cette barrière des quarante années, car malgré qu’Eyadéma n'est plus aujourd’hui de ce monde les tueries elles continuent dans notre pays. Qui en sont les auteurs? Doit-on aujourd'hui uniquement s'attaquer aux nouveaux dirigeants du pays qui tirent au kalachnikov sur une population aux mains nues à cause d'une élection présidentielle que tout le monde savait truquée à l'avance? Que dire de ceux qui envoient les enfants dans la rue pour se faire massacrer?
Le projet Togo en quarantaine est une vision très avancée dans le temps sur ce qui se passe au Togo et ailleurs dans le monde en matière des droits de l'Homme. Nous comptons provoquer avec ce projet des réactions diverses qui changeraient nos comportements à l'avenir. C'est aussi un projet qui vise à diminuer sinon enrayer complètement la violence dans notre pays et ailleurs dans le monde. Nous allons demain organiser à travers les écoles de notre pays des rencontres, des concours de dessins autour du thème des droits de l'Homme, des conférence-débats, des projections de films, …etc., tout cela dans le but d'aider la génération à venir à pouvoir exorciser la violence désormais ancre dans nos moeurs. Il s'agira à ces occasions de pousser d'autres compatriotes à fournir des renseignements, des documents ou à nous parler de la violence en ses périodes d'avant l'indépendance de notre pays, au moment de l'indépendance et enfin, de la période d'après l'indépendance. Comme vous voyez, c'est un projet "Iceberg" dont nous ne sommes arrivés pour le moment qu'à effleurer la tête. Nous aurons besoin de l'aide de tous les togolais épris de justice pour porter très loin ce projet et lui permettre un jour d'atteindre son objectif final à savoir pour notre pays, l'Afrique et pourquoi pas le monde entier une "tolérance zéro" pour toutes les formes de violences qui continuent de diminuer l'Homme et l'éloignent de l'amour de son Créateur.
Merci encore pour vos questions assez pertinentes.
L'initiateur que je suis se fera un humble plaisir de discuter de tous les aspects du projet avec vous afin de lui faire atteindre son objectif.
Kouassi KLOUSSE ce 15 Fevrier 2006